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d un taureau, et, dans leur enthousiasme, ils imitaient Dionysos, qu'Euripide dôpcint iuirnulant le bouc et savourant sa chair palpitante '.
l.'.Cr.JlB figure 578, empruntée û Udo cotipfi i figures mages du \' tiieh. où l'on
t EN L HONNEUR DBS DIEUX.
La Ménade de Scopas déchirant un chevreau et toutes les répliques postérieures (fig. 575) peuvent donner une idée de ces danses dans lesquelles la violence des mouvenients parait exclure toute eurythmie.
403. Les processions phalliques, auxquelles prenaient part sans distinction de rang, d'âge ni de sexe tous les citoyens de la ville, tous les habitants du village, étaient l'occasion d'exhibitions orchestiqucs dont la nature échappe i> toute description. Elles n'étaient guère moins grossières aux Phallophories urbaines que dans les
lètes analogues célébrées par les populations rurales. Ces jours-là, le thiase de la légende bachique devenait une réalité et les bouffonneries obscènes que nous trouvons sur les vases peints ont pu être copiées par les peintres d'après nature. Il est impossible d'insister sur ce genre d'enthousiasme et sur les danses qui en dérivent.
404. L'orchestique dionysiaque est une des formes du culte bachique et peut être considérée en bloc comme l'expression rituelle de Venthou-
siasme des Bacchants. 11 n'est pas rare que l'autel du sacrifice se dresse au milieu d'eux; le caractère religieux de la scène est par là
mis en évidence. Les figures 273, 352, 438, 439, 576, 577, 578, empruntées à des peintures de vases qui montrent l'autel à cùté des dauseurs, ont la même physionomie orchestique que toutes les figures tirées de Bacchanales où il n'est pas représenté. On peut dire que dans ce dernier cas l'autel est sous-entendu.
405- Y a-t-il des mouvements propres aux danseurs Bacchants et, en général, à tous les danseurs qui exécutent des danses orgiastiques?
A ne consulter que les monuments figurés, ce qui est la marque distinctive des danses orgiastiques, c'est, non pas la forme essentielle des .^ mouvements qui les constituent,
^ mais V exagération de ces mouve-
* ments. I.cs danseurs pleins d'en-
thousiasme qui s'agitent en l'honneur de Rhéa, de Dionysos, de Zagreus ou d'Atys, puisent au fonds commun des mouvements et des gestes de l'orchestique grecque, mais dans leur délire liturgique ils les amplifient Jusqu'à les dénaturer, et ils vont au delà du grotesque :
ils tombent dans de véritables crises (Bg. 579).
On les reconnaît surtout au renversement de la Tète (163), à la cambrure du Corps (156), à la flexion de la Tète et du Corps en avant (162, 155), quatre Positions qu'ils se plaisent à exagérer, et dont ils compliquent volontiers les mouvements divers qu'ils extîcutent (fig. lli, 118, 132, 171, 180, 189, 193, 352, 369, 4H, 413, 420, 438, 439,
DANSES EN L HONNEUR DES DIEUX
455, 494, B. 505, 575, 577, 579, etc.). On saisira mieux, par contraste, la physionomie des danses religieuses orgiastiques en jetant un regard sur quelques types de danses religieuses d'où l'enthousiasme est exclu.
406. Nous rangerons dans cette seconde catégorie la danse symbolique des trois femmes précédées ou non d'un conducteur (343 à 347) ; la décence et la gravité y sont traditionnelles ; toute contorsion en est exclue.
Les danses funèbres, sous la forme nouvelle qu'elles prirent après les décrets de Solon, réduites à une mimique noble et expressive (3G5 à 370), font également .