‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 135 sur 166 · Cf · texte numérisé non relu

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traditionnelles qui leur servent de thèmes ; là-dessus ils peuvent broder toutes les variations que bon leur semblera.

Nos artistes ont plus difficile d'échapper au moule de Técole : la danse moderne est une science en même temps qu^un art, et ne laisse de liberté à Texccutant que dans le choix de minimes détails. Son formulaire est inflexible : la moindre infraction aux conventions établies est réputée une faute. Le danseur grec n'a jamais connu cette contrainte et ne doit pas être jugé selon la même mesure.

423. Nous devons en effet voir en lui un mime au moins autant qu'un danseur : ces deux termes sont impliqués dans le mot ôpyTiOTTfiç dont la signification est très large (59) et dont l'équivalent n'existe pas dans notre langue.

Ce danseur-mime ne saurait être astreint à une gymnastique trop rigoureuse. Les formules mécaniques qu'il a apprises aux leçons du Pédotribe et du Maître de danse sont en même temps des signes et deviennent un langage. Elles ne peuvent point, par conséquent, rester systématiques et conserver dans tous les cas les mêmes dimensions. Elles se prêtent ii toutes les nuances de l'expression mimétique : elles se modifient au gré de l'exécutant et suivant ses besoins.

Cela justifie les enfantillages (418) et les exagérations (421) dont nous parlions tout à l'heure : ils sont le fait du mime dont tout danseur était doublé, et ils ont un sens, qui n'échappait pas aux spectateurs.

Pour juger l'orchestique grecque dans ses représentations par les monuments figurés, il est indispensable d'envisager toujours la complexité du rôle dévolu a ses interprètes.

424. On le comprendra mieux maintenant : le danseur grec ne consentait à perdre son indépendance que dans les Ensembles où la figuration chorégraphique exigeait que chacun pliât à la règle commune, dans l'intérêt de Vimitation en masse. En tout autre cas il se faisait libre, afin de rester maître de son imitation indiçidiielle,

La danse h deux, — homme et femme, — telle qu'elle est pratiquée dans nos salons, aurait paru aux anciens un non-sens : ne

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