‹ La danse macabreChapitre 5 sur 41 · AU VOYAGEUR TAYLOR. XXV · texte numérisé non relu

AU VOYAGEUR TAYLOR. XXV

sublimes, pour les pères de l'Église, les prédicateurs et les confesseurs.

Maintenant, Dieu merci, la mort n'est plus qu'un solde de compte, une pièce qui finit, im flambeau qui s'éteint; on vit comme si Ton ne devait jamais mourir; on meurt comme si Ton devait revivre; les champs de repos sont des jardins anglais; et, sans les lettres de fairepart , les corbillards et la livrée de la compagnie des enterremens , on oublierait tout-à-fait ce tribut de notre humanité : les médecins même ont l'air de ne pas croire aux morts. Et cependant le choléra-morbus frappe à nos portes, la guerre veut nous demander le plus jeune de notre sang, l'Académie a souvent des fauteuils vides, et le Panthéon ne se rouvrira pas !

Peut-être me reprochera-t-on d'avoir fait, sous l'inspiration de la danse macabre, un livre qui mérite d'être dévoré par les vers du cercueil, un livre à l'usage des fossoyeurs, médité sur un tombeau et écrit avec du noir d'ébène? J'ai néanmoins rajeuni le langage du quinzième

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