‹ La Date dans le TestamentChapitre 10 sur 32 · JA · texte numérisé non relu

JA

Avant de terminer avec ie droit canon, disons en passant qu’on y trouve aussi un testament public auquel l'authenticité est donnée par le tribunal ecclésiastique ou par le sceau de certains seigneurs (1).

Ce que nous venons de dire s'applique surtout aux pays de coutume, ou tout au moins aux catholiques : il nous faut donc examiner ce qui se passait dans les pays de droit écrit pendant la même époque.

En même temps que le testament canonique se développait dans le Nord, quelques-unes des formes du testament romain continuaient à se pratiquer plus ou moins fidèlement dans le Midi, où l’usage de tester n’avait à aucune époque entièrement disparu. On y constate cependant l’absence du testament public et du testament olographe dont ni le Petrus ni le Brachylogus ne parlent. Ce dernier, pourtant, prévoit une sorte de testament inter liberos, dont la validité dépend de la signature du disposant (2, 25). Les testaments public et olographe écartés, il nous reste le testament oral et le testament écrit solennel. Tous deux sont prévus au Brachylogus, 2,:19,2, qui pour tout testament exige la présence de sept témoins et en plus leurs signatures s’il est écrit. Les ignorants et les militaires sont dispensés de toute formalité.

Page 1