‹ La DauphineChapitre 133 sur 138 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

DONALD

C'est moi qui l'ai frappé. Vive la reine Jane? Un coup d'aviron en plein vol.

RUTHWEN

Il ment. On l'a, sans doute, enivré d'alcool. Tu n'as pas fait cela? C'est une vantardise?

DONALD

Test la vérité, père. Il faut que je leur dise Jue j'ai su protéger Madame aussi bien qu'eux, fe n'ai pas de cheval et je n'ai pas de lance. Je ne suis peut-être qu'un gueux.

Murmure des officiers.

o'donnel, aux officiers.

Ecoutez, écoutez, silence I

DONALD, avec une sombre folie, A'dis lui, c'était un traître, il avait reconnu

La Dauphine... la Reine, il s'était moqué d'elle. J'ai veillé, je me suis habillé sans chandelle Pour me rendre avant l'aube à l'endroit convenu.

Oui, mon serment, je l'ai tenu.

J'avais pris avec moi tous mes engins de pêche. Il pleuvait. Il m'a dit : « La matinée est fraîche. >

Nous ne distinguions pas les bords.

Vous, vous êtes montés à l'assaut tous en bande,

Lorsque vous étiez les plus forts, Moi, j'ai fait sans appui ce que l'honneur commande

En frissonnant de tout mon corps.

BURKETT

Saluons ce gamin, messieurs, il est des nôtres.

DONALD, avec désespoir.

Et, pendant ce temps-là, vous galopiez, vous autres. Kinross était tombé, pouvais-je le savoir?...

RUTHWEN, accablé.

J'ai retrouvé l'enfant, la tête défoncée.

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