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Russie a édité un Manuel du Porteur de Fonds Russes (218 pages). Il est rédigé en français. Quelques exemplaires doivent s’en trouver encore à Paris. Aussitôt nous le demandons à son Exc.
M. Bark. Et ce que (dans notre ne 8) nous appelions ses promesses devient une réalité. Il nous comble d’une documentation bien plus abondante encore que nous n’eussions espéré.
S. Exc. M. Bark nous appuie auprès de M. Apostol, dont nous connaissions déjà la savante étude parue sur la Situation financière de la Russie en 19r2, dans le Marché Financier de M. Raffalovich (année 1913). Nous prendrons bientôt à cette étude des éléments d’information.
M. Apostol veut bien nous remettre, avec une bienveillance dont ici nous lui exprimons, à lui aussi, notre gratitude, outre le Manuel désiré un volume intitulé Emprunts-Obligations des Municipalités Russes (250 pages), édité à St-Pétersbourg en 1912, par le Ministère des Finances de Russie.
Enfin notre enquête, en dehors des 46 dormants et du demi-éveillé, avait aussi porté quelques fruits. Nous avions jeté notre pain à la surface des eaux. Un inconnu s’en nourrit, et nous le fait savoir en nourrissant à son tour notre étude.
La force de la Presse, celle que nulle autruche ne peut ignorer longtemps, que nul Clemenceau ne peut étouffer toujours, c’est de voler partout. Une de nos feuilles
atteignit qui? L’anonyme nous envoyait quelques précisions.
Ainsi armé, devons-nous admettre que affirmation de M. Georges Clemenceau reste invincible ? Ou le tranchant s’en émousse-t-il ?
No 9. — 10 mai 1919.