‹ La débâcle des placements russesChapitre 17 sur 53 · BANQUE INTERNATIONALE DE COMMERCE DE PÉTROGRAD · texte numérisé non relu

BANQUE INTERNATIONALE DE COMMERCE DE PÉTROGRAD

27 Mal 1910.

Monsieur,

Je trouve, à mon retour de voyage, votre lettre du 19 courant à laquelle je m'empresse de répondre en m’excusant du retard.

À l’exception d’une émission d'Obligations du Chemin de Fer du Sud-Est, à laquelle elle a pris part pour son propre compte, la Succursale de Paris de. la Banque Internationale de Pétrograd n’a jamais agi, que je sache, depuis sa fondation, autrement qu’en qualité de simple

guichet pour recevoir les souscriptions aux divers Emprunts russes qui font l’objet de votre enquête.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments très distingués,

(Signature illisible), Directeur.

La encore, la toujours, modestie rétrospective. Décidément, aucun Etablissement ne voudra plus avoir joué un rôle sérieux dans l’aventure franco-russe. Des comparses,; voyez-vous, de bons « camarades » qui, par « discipline syndicale », ont voté l'envoi d’un léger subside au « camarade » Nicolas IT. Seulement, le subside était pris dans la poche du voisin. Et maintenant l’ « Attaché » russe regarde l’opération d’un air « détaché ».

D'ailleurs, la Banque de Pétrograd (succursale de Paris — car pour le siège social, où diable peut-il se trouver à cette heure ? À chacun son tour d’être sibérisé) cette Banque russe remplissait un rôle normal en ouvrant ses guichets à des emprunts russes. Si l'opération fut vaste, si par conséquent la débâcle est vaste, c’est qu’elle prit figure française.

Qui donc en fut le principal artisan ?

Et soudain, ce que dix responsables ne daignent même pas refuser de répondre, ce que cinq autres ne répondent qu'a côté, voici que le principal artisan s’empresse résolument de nous le dire.

Ecoutons-le. Il le mérite par sa puis-

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