O/0 rente 1001, P
t1.9: 1/2 0/0 rente 1804, p. 85.
Ainsi, les Rothschild, de 1889 à 1001, ont négocié onze emprunts pour a Russie, — ét, si vous. croyez à leur « sortie » judaïque de 1891, au moins quatre emprunts.
Or, l'antisémitisme russe avait-il disparu de 1891 à 1901 ? Demandez-le, Ô
ois des Juifs, Diotacpours da Peuple Infortuné, demandez-le donc aux millions d'êtres hâves qui croupissaient dans les ghettos, à ces multitudes torturées qui, reprenant le bâton du pèlerin, ne montaient plus à Jérusalem chanter le cantique de la délivrance, mais fuyant la Russie, et ne S’arrétant même plus dans la France républicaine depuis qu’elle
rétait à la Russie — grâce à vous, Ô
othschild — l'argent pour payer les gendarmes du Tzarisme pogromiseur, couraient jusqu’au fond de l'Amérique, soutenues et nourries par un juif de plus haute allure, le baron Hirsch, tondeur du Turc, mais protecteur de sa race — fondateur de cette « Association Jewish Colonisation » à laquelle vous n'avez jamais donné vos millions, non plus qu’à
j ce mouvement qui fut la fierté de votre race : le Sionisme.
En vérité, les Rothschild n’ont fermé leur banque à la Russie qu’en 1902, lorsqu'ils ont senti la Russie crouler. Eux n'étaient pas comme les Etablissements de Crédit ; ce qu'ils risquaient dans l'aventure était trop direct. Mais ils ont gardé leurs guichets ouverts au paiement des coupons russes. : ee,
Quand on n'a encore gagné que quelques milliards, il fautne rien refuser, mais prendre à la Russie l’or qu’elle avait soutiré à la France, et souillé de sang juif ! Ces pauvres Rothschild ne pouvaient pourtant pas se mettre sur la paille.
Donc, pas de légende sur la « Banque Juive ». L’étude des emprunts russes suffit à la détruire.
Pas d’antisémitisme non plus. Les Rothschild ne sont pas des juifs, en mal, non plus qu'en bièn. Ce ne sont que des financiers. Et ces querelles. de religion sous le manteau de la Banque ne sont elles-mêmes que parades foraines pour détourner l'attention du badaud, dans la poche duquel Robert Macaire plonge sa main chrétienne. Qu'on relise donc à notre appendice les pages où Bontoux, fondateur et fossoyeur de la catholique Union Générale, déclarait très haut qu'il avait été, lui aussi, et demeurait partisan des placements français à l'étranger — pages qu'il faisait
suivre de ses projets avortés sur les
en 1200
chemins de fér russes. Catholiques, protestants, juifs, tous les financiers n'ont qu’un but : toucher de gros bénéfices en exportant l'argent français, uis en se lavant les mains de sa perte.
oilà déjà cinquante-trois ans, le système arrachait les plaintes de Français clairvoyants. Et l'ouvrage « L'Age du Papier », publié en 1866, contenait à cet égard des paroles que nous reproduisons à la fin de notre essai, tant elles sont encore actuelles.
Donc, pas d’antisémitisme. Nous sommes mieux placé que quiconque pour redire le mot de Bebel : « lantisémitisme, c’est le socialisme des imbéciles ». Les Catholiques exècrent les Juifs, et ne cessent de les fréquenter.
Ceux qui furent élevés dans le Protestantisme ne ressentent aucune haine contre les Juifs, parce qu’ils ne les fréquentent pas. Ou, lorsqu'ils les ont fréquentés pendant quelques années, ils les évitent soigneusement. Les premiers sont antisémites, les second sont asémites. Et les premiers voient des Juifs dans les Rothschild, où les seconds ne voient que des Financiers, prenant leur ie partout, même dans la poche du
‘’zar tapeur des Français et massacreur des Juifs. Seulement, les seconds sourient de dédain lorsqu'ils lisent un discours du courageux sénateur Gaudin de Villaine, si prompt, sous le couvert de son immunité parlementaire, à écraser
les vaincus, et la préface d’un publiciste nommé Albert Monniot, qui énonce la fortune de chaque juif en France, et la fixe, pour chacun, à 700.000 francs. Allez un peu plus dans le quartier Saint- Pau autour de lancien ghetto, regarder les misérables « youdis » et respirer leurs cuisines nauséabondes. Allez un peu moins humer les cuisines de la rue Saint-Florentin, dont vous n’attaquez jamais les maîtres. Au lieu d’exciter la basse envie contre les milliards des Rothschild, détruisez simplement la légende qui en fait des Rois protecteurs de leur race. Et détruisez-la froidement, avec les pièces officielles, les documents, non pas antisémites, mais tzaristes.
La Finance n’a pas de Patrie.
La Banque Protestante se dit la seule
Gardienne du Patriotisme. C’est faux.
Prenez les Hottinguer.
Ne 13. — Juillet 1919.
La Maison Hottinguer a lancé ou placé, :
de 1894 à 1909, neuf emprunts russes. En voici la liste, relevée avec l'indication des pages du Manuel.