‹ La débâcle des placements russesChapitre 7 sur 53 · V. l’Activité fr. et étr., n°7, p · texte numérisé non relu

V. l’Activité fr. et étr., n°7, p

Expliquons notre phrase sur les contradictions statistiques de ces circulaires.

Celle du 28 septembre 1918 fixe donc à 15 milliards 268 millions de francs le Capital nominal qui a été souscrit en France sur les émissions de l’État Russe.

Ainsi parle la première page de cette circulaire. Mais, à la seconde, les chiffres Sont tout autres. La dette russe y-est évaluée, pour 1913, à 23.700.000.000 francs. « On doit remarquer que la dette russe était placée pour 56 0 en Russie ét pour 440/0 à l'étranger ». Nous arrivons ainsi à 10.428.000.000 francs seulement, et non plus à 15 milliards 268 millions Encore est-ce tout l'étranger, et non pas :

uniquement la France. Le même document, 71 fine, parle des « Comités de défense qui se sont constitués en Angleterre » et « des autres groupements analogues qui sont en voie de formation dans plusieurs pays ». Et, dès la premiére page, il disait : « Cette constitution {des Comités de défense) a déjà été effectuée en Angleterre : deux comités y ont été formés, l’un par les représentants des principales banques intéressées, l’autre par le Council of Foreign Bondholders, qui remplit en Angleterre un rôle analogue à celui de l'Office National des Valeurs Mobilières. » C’est dire que les 44 °/o, les 10.428,000.000 francs d'emprunts

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