FORTERESSES ET UNIVERSITÉS
On compte en Europe près de 400 forteresses et moins de 100 universités. La France môme possède 119 forteresses dont 8 de preinier rang. L'Autriche a 28 forteresses et 7 universités. La Pousse a plus de 30 forteresses
et ô uniyersités dont 4 seulement sont situées sur la terre allemande. Les Moscovites comptent 0 universités dont 4 sont situées sur le territoire tartare et cosaque, 3 sur la terre suédoise et allemande, 2 sur la terre polonaise. La proportion approximative est la suivante : dans l'empire du tsar, 1 université sur 7,777,777 habitants ; en Suisse, 1 université sur 625,000 habitants.
Dans tout l'empire autrichien 1 université sur 4,800^000 hab. En Prusse 1 université sur 3,100^000 —
LES CRIMES DBS PETTTS.
< La société^ dit M. Quetelet, prépare les crimes et le coupable n*est que Tinstrument qui les exécute. » Il faut jouter à ces paroles pleines de justesse, que les souverains dirigent Téducation à Taide de leurs ministres et que les gouvernements d'Europe façonnent la société européenne. Il j a 80 ans environ, le nombre des enfants illégitimes fut tellement élevé que cela attira Tattention des savants. A Stockholm, Gottingen, Leipsig, le sixiémedes naissances était illégitime, le quart à Cassel, et le sixième à léna. A Berlin, en 1789, il y avait sur 9 naissances 1 illégitime ; après la restauration^ en 1819, 1 sur 6. Le nombre des naissances illégitimes a donc subi une augmentation sous le gouvernement jMi^^rfi^/ des vainqueurs de Napoléon. A Paris, d'après les calculs de dix ans, sur 28 naissances il y en avait à peu près exactement 10 illégitimes. Paris produit annuellement à peu près huit fois autant d'enfants trouvés que le reste de la France, et environ 20 enfants pour 100 naissances. II est constaté que les enfants illégitimes sont généralement d'une organisation faible. « Vers la fin du dix-huitième siècle, au