‹ La décadence de l'EuropeChapitre 14 sur 49 · CLXV · texte numérisé non relu

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boat de vingt ans, sur 19,420 enfants reçus dans la maison de Dublin, il n'en restait plus que 2,000 vivants ; et à Moscou 7,000 seulement sur 37,600. Quelle effroyable destruction ! La guerre et les épidémies exercent de moins cruels ravages sur le genre humain. Et que Ton ne croie pas que les temps modernes aient amené des résultats plus heureux, que ce funèbre catalogue présente aigourd*hui des chififî^'es moins forts. » {Sur Vhommee^ chap. vi, II). MM. Benzenberg et le docteur Casper ont démontré que le nombre de suicides en Prusse est douze fois plus grand que le nombre des homicides. M. Herrmann a trouvé que dans TEmpire moscovite le nombre des suicides est à peu prôs égal à celui des homicides. (Mémoires de TAcademie de Pétersbourg, et Bulletin de M. de Ferrussac.) D'après le docteur Casper [Beitracge zur med. Siat.) on n'a compté à Berlin, de 1788 à 1797, que 62 suicides et 128 pendant les dix années postérieures, tandis qu'après la guerre que les Allemands nomment guerre d'af&^anchissement, de 1813 à 1822, il y en a eu jusqu'à 546 1 Les suicides dans les villes sont trois fois plus fréquents que dans les campagnes. On a remarqué que les suicides se multiplient partout. 11 en est de môme avec les aliénés. Il n'y a pas longtemps on comptait 1 aliéné sur 1,500 personnes, on en compte maintenant 1 sur 943 habitants. Le nombre des aliénés en Europe dépasse le chiffre monstrueux de 300,000. M. Hubner a démontré dans sa Statistique que la Grande-Bretagne en possède le plus ; viennent ensuite la Moscovie, l'Autriche et la Prusse, Dans les dernières années on comptait 64,194 aliénés en Angleterre, 36,000 dans l'Empire moscovite, 35,500 en Autriche, et 23,320 en Prusse. D'après le même auteur il y a plus d'aliénés parmi les protestants que parmi les catholiques, ce qui est aussi constaté par tous les rapports officiels. On

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compte 1 aliéné sur 491 protestanU ; 1 sur 1,080 catholiques ; 1 sur 1795 hommes du rite grec.

De 1857 à 1S62, on comptait en Europe, excepté la Turquie, 198,343 crimes par an, dont 63,445 sous la domination du tsar. Par conséquent, le tiers des crimes a été commis dans son empire. De 1859 à 1862 on compta en Autriche, 40,937 crimes par an ; en Angleterre 25,685 crimes en 1860 ; en Italie 18,394 en 1857, dont la moitié dans le royaume des Deux^Slciles ; en Prusse, 7,495 entre Tannée 1856-59; en France, 5,013. Lq moins de crimes ont été commis en Allemagne, excepté le Hanoyre, où les crimes ^oni quatre /bis plus fréquents qu'en Prusse, et quinze fois plus â*équents qu'en Belgique.

La proportion par rapport à la population^ est la suivante :

V* États pontificaux, ]

L crime sur 665 habitants.

2** Autriche, 1

3" Moscovie, Espagne, 1

4® Grande-Bretagne, ]

5"^ Suisse, ]

6<» France, 1

1^ Belgique, 1

On commet en proportion six fois autant de crimes à Berlin qu'à Paris, et huit fois autant qu'à Bruxelles.

On compte en Autriche douze fois plus de crimes dans l'armée que dans l'état civil) et en France cinquante-trois fois autant parmi les soldats que parmi les bourgeoise

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