MA PROFESSION DE FOI
oiBAxuÂnoH vmn imt^sRATiBi nnuans in u. nuank
« Dites dani la lumière ee qoe je vous dia dans l'obaonrite, et prêchez sur le haut des maisons ee qu'on tous dit à l'oreille.» (S.Matth., Z|S7.) •Garil n'y a rien de secret
Sii ne dotre être déoouTert, ni rien de caehé qui ne doÏTe re connu et paraître publiquement. ■ (S. Luc, vin, 17. — MxTT.jY, 15; Marc, iv. 11.) « Il n'y a personne qui, après avoir allumé une lampe, la mette dans un lieu caché on sons un boisseau; mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.* (S. Luc, XI, 33; Matt. y, 5; iv, 1.)
« Votre osil est la lampe de votre corps. Si votre œil est simple et pur, tout votre corps sera édairé; s'il est mauvais, votre corps aussi sera ténébreux.
fl Prenez donc garde que la lumière qui est en vous ne soit elle-même de vraies ténèbres. » (S. Luc, xi, 94, 85.)
I Quiconque n'est pas eontre voos est pour vous, m (S. Luc, a» 50.)
L'action des représentants de la volonté des nations unies aura pour base : la lumière et la publiciU. Le nom qui leur con- Tient le mieux est celui de pkanérotes (f }.
(1) Les mots grecs suivants caractérisent admirablement ce nom,
f «F<u, f «»«:•«» 5«F«4it. Chacun d'eux a une signification conforme L 19
En exposant mon système qui se fonde sur la vie sociale, j'ai déjà fait ma profession de foi. J'ai montré comment je comprends la liberté en général, et laliberté politique. Résumant ce que j'ai dit jusqu'ici, je nomme un esprit pur, libre, VesprU qui se gouverne par la lumière, cest-à-dire par la vérité et la vertu. Le Christ est l'idéal de l'homme, aussi, est-il digne d'être nommé le véritable et l'unique fils de Dieu, c'est^-diro de l'Etre suprême, le plus libre, le plus pur, source de toute liberté et de tout bien. Etant l'idéal par excellence, Jésus-Christ a été le seul représentant de l'Esprit suprême et parfait. Par là même il a été le seul esprit suprême visible ; en tant qu'homme il a été la seule perfection absolue visible ; et provenant de la source éternelle, cet idéal par excellence est aussi étemel comme esprit. Donc il est identique avec Dieu.
Je iuis amené à cette convictioa non par la foi, mais par la pensée, par la raison, car dans sa doctrine je vois la suprême liberté, 1 amour le plus sublime, le plus sublime dévouement, la plus grande sagesse, en un mot la perfection.
De là je tire cette conclusion, que c'est à celte source de perfection, que l'esprit humain doit puiser s'il veut arriver à la perfection, autant qu'il est en son pouvoir de s'en rapprocher. De là je conclus encore que le christianisme est, même MOUS le rapport pratique, la meilleure doctrine du monde, car il
k ma pensée et au nom do Phanérotes. Phanès, le soleil qui parait to^jour8 oouveau, l'amour qui, suivant Orphée, est sorti le premier du chaos. Phanos une lampe, une torche, un accusateur public. PhamomoU, persévérer, se montrer oonstant. Phaino , je montre, j'annonce, j'explique, j'éclaire, j'allume. Ephiemi, pousser vers quelque cnose, en référer à un jugement suprême. P/iainoi, lumineux, magnifique, public. PhanerosiSy manifestation, déclaration. Èroi, amour. Pfutnetos, public, Pkanerot (adv.)publiquement, hautement. Phanai, démontrer, dire, présenter. Pnanaiaf, pur, immaculé, brillant, lumineux, magniAque. Phanaios, bague, rond, cercle.
(c L'homme doit se confondre à la vue de la chaîne des événements, et s'étonner des grandes secousses que la direction du plus petit anneau peut donner à tous les autres. »
(Ferrand, en parlant de Pierre TËrmite) ÏEsprit de tHistoire. U II, lettre 48.
satisfait tous les besoins de la raison^ contient la liberté, ce germe de tous les droits naturels de l'homme, et renferme, en résumé, toutes les lois et toutes les /règles de morale qui aient jamais existes, aussi bien que celles qui furent annoncés pour la première fois par le Christ. Le moyen de les réaliser est la libre individualité nationale; j'ai acquis aussi cette comriction par la voie d'un libre raisonnement. En étudiant sans prévention les fastes de l'humanité et rËcriture sainte, ce que j'ai entrepris avec une pensée libre et purifiée, cette conviction est devenue pour moi un artide de foi.
J'appelle esprit non^ Ubre, impur, Vesfprit qui ne tsuit pas la d/rec<û)n de la lumière, et par suite n*agit pas cofiformémeni à la vérité et à la vertu. Car lorsqu'on cherche la véritable lumière on est aidé par la conscience, qui encourage à la vertu, ou par ridée pure, germe de la vertu, et alors la lumière est une vérité, et la vérité une lumière. Celui qui ne cherche pas la véritable lumière, et prend pour elle un féu follet, étouffe volontairement en soi la voix de la conscience, il tarit la source de la vertu, donc il abandonne la véritable lumière, la vérité et la vertu.
Le premier fait de son libre arbitre un bon usage, et il est libre; Tautre en fait un mauvais usage, et il est esclave. . La raison m'a convaincu que le plus sûr et le meilleur moyen de purifier la volonté et la pensée, est de remonter à la source de la véritable liberté pratique, c'est-à-dire au christianisme. En Ipi je trouve tout ce qui est nécessaire au véritable bonheur des individus et des nations, au bonheur passager et éternel, que mérite tout homme vraiment digne die ce nom.
Dans le christianisme, il y a des lois et des prescriptions qui engagent tout le monde comme condOions de îa libeHé umvei*^ selle, il y a dea avis et des préceptes, conseillés à quelques-uns comme moyens d'obtenir une plus grande perfection. Dans les deux cas pleine liberté est laissée à chacun, seulement celui qui viole lois et prescriptions est un ennemi de la sodéfé.
Pour arriver à l'application des droits naturels de la société qui nous ont été donnés par Dieu, et expliqués par le Christ, j'ajoute à ma profession de foi l'expression des convictions suivantes :
!• Chaque citoyen qui, avec une pensée purifiée, éclairée parla vérité et guidée par la conscience, reconnaît les droits véritables de sa patrie, est le repréeentant des besoins et des droits de sa nation comme étant libre d^esjpfit,
2» Plusieurs citoyens Hbres d^esjprit ont le droit d'exiger au nom de leur nation la reconnaissance de ses droits ou la restitution de ceux qui lui ont été ravis et qui lui sont légitimement dus. En cas de refus ils doivent les revendiquer avec menace.
2^ Les représentants libres d^esprit des besoins et des droits d'une seule nation, réunis aux représentants Itères desprit des droits et des besoins d'autres nations, ont le droit de revendiquer au nom de la société ses droits perdus ou enfreints c'est-à-dire la somme des droits nationaux. En cas de résistance ils doivent employer les moyens qui servent à la défense des droits de l'humanité.
4o Chaque homme qui peut se dire consciencieusement qu'il est purifié et libre d'esprit, et qui connaît les besoins naturels des nations a le droit d'initiative.
Je propose le mode suivant pour s'unir :
Les représentants unis des droits d'une ou de plusieurs nations prennent le nom de phanérotes et composent TalHanœ publique des défenseurs de la véritable liberté et des lumières. Tout est là : fraternité, égalité, liberté^ amour, union, christianisme (1).
Ils auront pour devise: Qui n'est pas contre nous est avec nous.
Mais celui qui dit : Je ne suis ni contre vous ni avec vous, est un adversaire.
Leur symbole visible doit être une crcix sur le soleil entourée d'un anneau.
Celui qui accepte ce symbole ou le porte annonce par cela même qu'il accepte /a |)ro/'6mon(ie foi des phanérotes et qu'il est prêt à toutes les démarches, à tous les discours, signatures et
(l> Il ne faut pas confondre ce mot avec la société patriotique des Grecs qui 8*appeUent Phananotes, du nom d'un quartier de Constantinople.
actions que commande le courage. Toutes les nations européennes doivent entrer simultanément dans la confédération.
La formation de Tassociation est simple et n'exige aucunes formalités. Chacun doit posséder les principaki lois nationales, fondées sur k$ droits généraux de V humanité, et s'il les reconnait; il doit^ dans l'espace de dix jours, gagner au moins dix adhérents. La renonciation à l'esprit de parti, comme preuve de liberté, est une condition évidente de l'union. Le but de cette société est la tendance ouverte à la conservation, ou à la reven* dkation des droits de toutes les nations de V Europe,
Cent phanérotes réunis choisissent parmi eux un supérieur qui peut s'appeler centurion ; dix centurions choisissent unmillarion; dix millarions composent un comité ayant dix mille phanérotes sous ses ordres, et qui choisissent parmi eux un miryarque. Chacun des millarions compose un petit manuel comprenant les modes de communications.
Dix miryarques composent un comité représentant cent mille phanérotes et, après entente mutuelle, ils s'accordent réciproquement le droit de représenter séparément ce nombre ; ceux-ci choisissent encore un supérieur, qui représente un million de membres confédérés et s'appelle protagore.
Les supérieurs des phanérotes ne possèdent aucun pouvoir, excepté le devoir de publier ouvertement ce que commande leur profession de foi, et la profession de foi ne doit contenir autre chose que les droits des nations. Aussi, sous aucun prétexte, l'élection des supérieurs ne peut avoir lieu à l'aide d'un vote immédiat de la masse.
Les mouvements de la société seront déterminés par un code spécial et les phanérotes s'engageront à remplir les ordres des supérieurs qui sont obligés à proclamer ces droits au nom dee nations» Les nations privées de leurs droits doivent non pas s'abaisser à des prières, mais faire connaitre leurs désirs. Les chefs unis entre eux ont le droit de composer dans chaque pays un congrès, de représenter aux gouvernements actuels les besoins de leur nation, et communiquent la réponse des gouvernements aux phanérotes. Les délibérations du congrès doivent être fré-
qnentes* La conduita ptoifique de la Confédération publique des défenseurs de la liberté et de la lumière doit être un témoignage que les phanérotea sont dignes du nom qu'ils portent.
SIGNinCATION VÉRITABLE DK IJL CONFÉDêHATION DES PBANEHOTBS.
n faut commencer par pratimier la tertu. ' L'action doit préo^er la méditation.
Pythagorb.
Tout le monde voit combien il y a de mal dans la société ; tout le monde s'efforce d'y remédier par différents moyens. On dis* cute les remèdes depuis des siècles ; on a créé des systèmes^ des écoles, des sectes, et depuis des siècles, le plus fort opprime le plus faible, le plus adroit a la prépondérance sur le plus simple. Qu'a fait jusqu'ici la raison humaine avec sa confiance sans bornes en elle-même?
A voir l'injustice générale, faut-il conclure qu'il n'y a pas de lois poiur l'humanité ? Le ver le plus chétif, une feuille, un grain de sable, tous ont leurs droits et sont gouvernés suivant certaines lois. Et l'humanité en serait privée, l'homme ne pourrait pas se gouverner d'après ses propres lois ?
On peut me dire : « Vous êtes fou ; que réclamez-vous? H y a des lois, la société est gouvernée d'après ces lois, et vous êtes vous-même comme tout le monde, sous l'empire de ceslois. » Je réponds : Non, ce ne sont pas des lois, ce que vous appelez ainsi est un amas d'iniquités. Je lerépètepour la dixième fois, vosprétendueslois ont entièrement bouleversé l'ordre normal des choses, ont faussé la direction de la nature. Ce ne sont pas des lois, mais des ordres écrits par le glaive du plus fort.Si c'étaient des lois elles pourraient également servir à tous les hommes, à tousles citoyens. Peut-on appeler des lois, les ordres des monarques ou des mi'niitrcs, écrits par eux et pour eux; sontrce là des lois pour les hommes? elles n'engagent personne, ni l'homme en général, ni le sujet qui gémit sous leur accablante pression. Je l'aflinne ainsi par 3uite d'une conviction profonde^ et je ne suis pas seul à penser
de la sorte* Mais je puis me tromper; ceux qui pensent comme moi peuvent se tromper aussi; admettons^Ie. Eh bien, nous demandons à en être convaincus; personne ne peut nous défen; dre de désirer qu'on nous prouve notre erreur. Au contraire, par amour de la vérité, pour le bien du public, il faut distinguer enfin la vérité du mensonge. Je pose cette assertion : Les luis daprés lesçuelUs les gouvernements régissmt la sodélé euro^ péenne ne sont pas des lois, mais un amas cFiniquités, Qui est avec moi ?
Celui qui partage mon opinion s'unit à moi; évidemment nous trouvons des adversaires, Très^bien, nous commencerons une discussion , mais qui nous jugera? La question est trop grave. H ne s'agit point ici d'examens académiques, ni de discussions philosophiques, il s'agit de millions d'hommes que tous les exa« mens et les discussions jusqu'à ce jour n'ont point tirés de la misère et de l'esclavage. Ainsi, il ne suffira pas de dix ou vingt juges.
Que cette assertion soit décidée par 280 millions d'hommes, par les organes qui connaissent les besoins et les pensées de chaque nation.
Mais ces organes existent, me dit-on. « Ils existent partout où règne la liberté de la presse.» Partout où elle régne ! Et où règnet-elle? Ë8t»ce partout? — • Qui donc lit ces savantes élucubrations disséminées dans un million de journaux et étouffées dans deux millions d'autres journaux? — Sont-elles lues par le peuple? Les comprend-il? A-t^il pour cela le temps nécessaire? Y répond-il enfin ? Laissons donc tout cela. La liberté de la presse est le droit indiscutable de chaque nation; mais, sous la liberté de la presse on comprend le. plus souvent l'abus de la liberté, et toutes les discussions finissent ordinairement par une querelle de journalistes. Que gagne à cela la société? Point de juge pour prononcer sur une affaire entre celui qui porte préjudice à quelqu'un et celui h qui le préjudice a, été causé à l'aide de la presse. L'affaire exige la parole vivante, des preuves, des faits, des discussions qu'aucun journal ne pourrait contenir, et quand je dis que la majeure partie des peuples européens est soumise forcément aux
codes de l'iniquité qui portent injustement le nom de lois^ cela signiGe que je dis hautement et que je proclame que presque tous les peuples de TEurope sont lésés par les monarques et hs mimstres : cela est clair.
Je suis certain que les nations trouveront des défenseurs ou des avocats ; eh bien ! ces défenseurs doivent être des phanérotes^ c'est-à-dire les représentants de tous les peuples^ des hommes impartiaux se gouvernant par la conscience et la vérité. Je suis tout aussi sûr que les codes existant actuellement en Europe, les constitutions octroyées, les oukases, les hatti-chérifs, etc., trouveront aussi des défenseurs et des avocats; alors que les partis s'entendent, qu'ils discutent entre eux à l'aide de la parole et face à face. Puisque ce ne sont pas les peuples qui existent pour les gouvernements, mais les gouvernements qui existent pour les peuples, les gouvernements existant aujourd'hui doivetit se soumettre aux désirs des peuples, en ce qui est leur droit, et les peuples onl le droit de manifester leurs besoins, leurs opinions et de demander qu'il y soit donné satisfaction.
Les questions suivantes se posent, d'elles-mêmes : 1* Les codes existant actuellement en Europe, les constitutions octroyées, les oukases, les hatti-chérifs, etc., sont-ils légitimes ou non, c'està-dire, sont-ils des lois ou des iniquités? 2* Les nations européennes sont-elles lésées par les monarques et leurs ministres? 3^ Quelles sont les lois générales de l'humanité et particulièrement des nations? J'afGrme de plus que la majeure partie des monarques européens, avec leurs ministres, ont conclu entre eux une conspiration secrète contre la liberté des peuples. Le gouvernement anglais et les dynasties allemandes y jouent le principal rôle. De là naît une quatrième question. Ces affirmations sonteUes exactes ou non?
Je répète que je puis être dans l'erreur, ainsi que ceux qui pensent comme moi; mais il faut justement élucider la chose. Il en résulte que pour délibérer sur des questions aussi graves, aucun gouvernement n'a le droit de défendre aux hommes de bonne volonté de s'assembler en séances publiques; ou bien il n'est pas sCor de lui-même.
Des discussions séparées dans différentes parties de chaque pays et dans différents (pays découle la nécessité d'une entente entre toutes les nations, c'est-à-dire la nécessité (f un congrès général des peuples de toute F Europe dans lequel les questions ci-dessus mentionnées seront définitivement résolues. S'il est démontré que les gouvernements existant ont absolument raison, les opinions erronées seront mises à jour, et les représentants des peuples retourneront tranquillement à leurs occupations journalières. Mais s'il est démontré que les peuples ont raison, les gouvernements doivent faire droit à leurs justes réclamations.
Ainsi la liberté de la presse n'est pas suffisante. Une chose beaucoup plus importante est la publicité des actions ; car d'après les paroles du sage Vaction doit précéder la méditation et toute discussion. Et par action j'entends la manifestation, c'est-à-dire la déclaration des droits de toutes les nations. Pour que cette action soit digue de la haute mission de l'homme, il faut commencer par pratiquer la vertu suivant les paroles du même sage. Qu'est-ce que cela signifie ? Y a-t-il une plus grande vertu que de se pé* nétrer de la justice et de s'efforcer d'être utile à la société dans un but désintéressé?
Cette confédération ne doit donc être aucunement ni une secte ni une conspiration, ni un parti, mais l'école vivante et pratique ayant en vue d'évoquer la vérité, de dessiller les yeux des aveugles, de faire renaitse la justice; elle sera le commencement de l'action, le triomphe de la vertu, l'accomplissement du devw le plus sacré des hommes cherchant la lumière et la vérité, et en inaugurant le règne, au nom de l'humanité.
Si je parle delà purification de l'esprit par l'émancipation de la liberté secouant le joug des erreurs, des préventions, des préjugés, j'entends par là qu'il faut, autant que cela est compatible avec la nature faible et corrompue de l'homme, bannir ces passions et ces défauts personnels qui pourraient empêcher d'entreprendre cette œuvre pour le bien public. Je ne veux pas par ià donner lieu de supposer que la purification inactive d'esprit et de pensée soit suffisante. Je ne veux pas non plus ouvrir la voie au mysticisme dont je suis bien éloigné. Il y en a beaucoup qui di-
Bent : «le me purifie en esprit^ je m'instruis^ je renonce aux passions et aux travers, j'accomplis donc ce qui me concerne; si tous agissaient ainsi, le monde serait parfait.» Voilà bien le lan* gage des égoïstes. La purification de l'esprit est un acte sage et honorable. L'esprit le plus pur au monde a donné par lui-même l'exemple de la véritable action. La couronne définitive et le témoignage le plus sublime de l'action, c'est la croix, le gibet et tous les échafauds où périssent les défenseurs de la liberté et de la vérité. Celui qui prend la croix du Christ et prêche sa parole, c'est-à-^ire la liberté et les droits des nations, celui qui est prêt à mourir pour la vérité, celui-là est un homme d'action, même quand il ne meurt pas sur la croix.
Les instruments de la purification de l'esprit et de l'affranchis* sèment de la volonté, sont la pensée, la conscience, le corps; et tout cela nous mène par sa nature même au mouvement. Avoir une pensée pure, une conscience nette, et dominer ses penchants, c'est tendre aux bonnes actions. De cette façon une bonne action purifie l'esprit, affranchit la volonté. Dans cette activité il y a une réciprocité continuelle. Un esprit libre engendre une bonne action. D'un autre côté l'effort d'une volonté asservie qui désire secouer ses entraves, peut avec l'aide d'une bonne action purifier même un esprit corrompu. La volonté est tout. Cette activité réciproque est l'amoiu*, l'attraction. Aussi l'amour est l'anneau nuptial qui unit la bonne volonté d'un esprit pur avec une bonne action, dont le but est le bien des peuples. La société des Phanérotes doit se gouverner par ces principes. Une action publique conforme à la vérité et à la vertu, et de plus affermie par l'amour, voilà toute sa tâche. Les travaux des Phanérotes ne peuvent cesser^ue lorsque tous leurs buts seront remplis, quand tous les droits seront rendus à la société.
La conduite .pacifique de cette association sera sa force. Des milliers d'hommes peuvent se réunir en un seul groupe, et faire connaître leiu^ désirs par fentremise de représentants, avec cette dignité persévérante qui caractérise les nations tendant au pouvoir suprême et à la consolidation des droits qui leur sont dus.
De la Tolonté das nations unies^ dépend le sort de l'Europe* de la volonté de la société entière dépend son progrès normal et sa tranquillité.
CE QUE c'est que TJV RÉVOLTE ; CE QtE LES PEUPLES d'EUBOPE