‹ La décapsulation du rein: Traitement symptomatique des oliguries graves et de l'anurieChapitre 10 sur 30 · ROC · texte numérisé non relu

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des résultats contradictoires; nous en retrouverons souvent, au cours de ce travail. |

C’est ainsi, qu’en pratiquant l’autopsie comparative des deux reins, 20 ou 30 jours après décapsulation d’un de ceux-ci. Gentil, Ferranini, trouvent des vaisseaux néo-formés, sièges d’une circulation réelle; alors qu'Ertzbischoff trouve bien de nouveaux vaisseaux, mais ne croit pas qu’ils pénètrent dans le rein.

Emerson, pour mettre en évidence les nouvelles voies sanguines ouvertes par la décapsulation, immerge, dans une solution d’iodure de potassium un rein normal, puis un rein antérieurement décapsulé. Rien ne passe dans l’urine, dans le premier cas; tandis que dans le second, on retrouve immédiatement l’iodure dans l’urine.

Par la méthode d’injections colorées dans des reins, décapsulés quelque temps auparavant, Stern, Strusberg, Gayet voient la gélatine colorée passer de l’artère rénale dans les vaisseaux péri-rénaux (Stern) et, inversement, de l'aorte, jusque dans les papilles (Strusberg) démontrant ainsi l'existence de voies anastomiques nouvelles.

Thelemann, Murard, le premier par la méhtode de Stern, le second, par la méthode de Strusberg, aboutissent à des résultats négatifs.

Zaaiger, Katzenstein pratiquant, après décapsulatiion, la ligature de l’artère rénale, obtiennent aussi des résultats contradictoires.

Murard, sentant la faiblesse de conclusions obtenues ainsi, a cherché à rapprocher le terrain expérimental du véritable terrain clinique. Il essaya de pro-

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voquer, chez ses animaux d’expérience (lapins et cobayes) une néphrite préalable et s’adressa, pour cela, au sublimé. Malheureusement, malgré des tentatives nombreuses et très consciencieuses, il ne put parvenir à régler les effets du toxique et détermina des néphrites suraiguës rapidement mortelles ou, au contraire, des lésions bénignes qui lui permettaient de dire que, même sans décapsulation ni traitement. d'aucune sorte, l'animal aurait guéri.

La guerre de 1914 interrompit les expériences et, depuis, elles n’ont pas été reprises. Il est vrai que, conduites jusque là par l’obsession du « traitement du Mal de Bright », elles n’avaient plus guère de raison d’être, si cette idée était abandonnée. \

Les recherches actuelles sur la décapsulation se sont portées sur le terrain clinique, abandonnant, pour un moment, presque complètement le terrain expérimental du laboratoire.

Nous verrons plus loin quels résultats elles ont ainsi - donné.

Décapsulation et Néphrotomie

Pourquoi, alors que deux opérations se présentaient à nous comme traitement chirurgical de l’anurie, savoir la décapsulation et la néphrotomie, avonsnous ainsi négligé la seconde ?

C’est que la néphrotomie, si elle a donné, entre les mains des maîtres comme Pousson, des résultats remarquables, n’en demeure pas moins une opération relativement grave.

L’incision du parenchyme rénal est évidemment le moyen le plus certain de décongestionner l'organe. mais, parfois, le but a été dépassé, et relativement nombreuses sont, aujourd’hui, les observations d’hématuries graves, nécessitant une seconde interven- . tion (généralement c’est la néphrectomie) consécutives à une néphrotomie. |

Et puis, que devient ensuite ce rein ainsi ouvert ? La cicatrisation de l’incision ainsi faite, en plein parenchyme rénal, ne se fera-t-elle pas sous forme de tissu scléreux, inutile au point de vue fonctionnel, si même il n’est pas nuisible.

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