‹ La décapsulation du rein: Traitement symptomatique des oliguries graves et de l'anurieChapitre 12 sur 30 · GEL · texte numérisé non relu

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chirurgicale dans les néphrites, à une époque (1901) où, pourtant, cette intervention connaissait sa ‘plus grande yogue, admettent la décapsulation « lorsque l’anurie existe, que les traitements sont restés insuffisants, et qu’on re sait plus à quel Saint se vouer » (Resenstein). Au même congrès de Rotterdam, Pel dira : « L’anurie existe-t-elle enfin ? L’incision de la capsule rénale et la décompression dont elle sera suivie, pourront faciliter la circulation et rétablir le cours de l’urine. »

Cavaillon, Durand, s’exprimeront plus tard de facon absolument analogue. M. Lépine, admet aussi l'intervention « dans les cas où il existe une congestion douloureuse unilatérale, ayant résisté à tous les moyens médicaux ou, mieux encore, une anurie consécutive à une poussée congestive. »

M. le Professeur Rochet estime, lui aussi, la néphrotomie une opération grave, et il la réserve pour les cas désespérés. |

Ce sera donc, à moins d’indications très spéciales, à la décapsulation que nous nous adresserons pour tenter de vaincre chirurgicalement une anurie, contre laquelle auront échoué tous les moyens médicaux.

Conceptions actuelles sur la décapsulation et sur l’anurie z

En même temps que disparaissait peu à peu le < traitement chirurgical du Mal de Bright », sous l’impulsion d’orientations nouvelles, données à la décapsulation, de nouvelles hypothèses se formaient sur son mode d’action. Suivant les cas auxquels ils opposèrent la décapsulation, les auteurs assignèrent, à cellesci, des mécanismes d’action divers. :

Frank Kidd, rapportant, en 1921, deux cas particu-

lièrement nets d'amélioration par la décapsulation, pense que celle-ci agit, en ouvrant une voie d’évacuation à la lymphe, dans l’espace périuéphrétique.

Lavenant, rapportant, en 1924, une observation d’Eliot, relatant un succès dans un cas de néphrite douloureuse, met ce résultat sur le compte de l’énervation partielle produite, la guérison de la néphrite concomittante, s’étant produite grâce à l’hyperthrophie compensatrice, due à l’afflux sanguin, dans ur rein, dont la vaso-dilatation se fait facilement,

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Kurten (de Halle), se demande, si la décapsulation n’agit pas en modifiant le physiochimisme du milieu sanguin, modification qui, d’après Leher, accompagnerait toute intervention chirurgicale. La décapsulation n’agirait alors pas spécialement sur le rein, mais bien plutôt sur les milieux organiques, comme une thérapeutique de choc général non spécifique.

Enfin, rappelons que, dès 1903, Jaboulay pensait que la décapsulation agissait par l’intermédiaire des filets sympathiques, inclus dans la capsule. Murard, accordant à cette hypothèse, qui cadre si bien avec certaines améliorations brusques dans le anuries réflexes, toute l’attention qu’elle mérite, essaya, par l’expérimentation, d’en chercher le bien-fondé. Malheureusement, ces recherches nc purent aboutir. Nous avons, nous-même, cherché si les acquisitions récentes de la science, en ce qui touche la physiologie du sympathique, en particulier, ne pourraient pas contribuer à éclairer la question.

Si tel est le mode d’action de la décapsulation, mode d'action sympathique, ce devaient être les cas d’anurie nerveuse, réflexe, qui devaient en retirer le plus remarquable profit. Il nous fallait d’abord étudier l’anurie réflexe.

Passant rapidement en revue les recherches de Guyon sur le réflexe réno-rénal, étudié, en 1901, dans la thèse de Brand; les travaux d'Israël et de Rosving; la thèse de Mangeais, montrant l'existence d’un réflexe partant du rein malade pour aller troubler les fonctions du rein opposé, anatomiquement sain, nous étions fixé sur l’existence clinique de ce réflexe, mais

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nous n’en connaissions ni le point de départ, ni la voie principale.

Les recherches anatomiques d’Ambard, Papin, Zoja, Latarjet et Bertrand, Petit Dutaillis et Flandrin, venant mettre au point les travaux anciens de Semeril et de Frugoni, ne nous en apprendront pas davantage à cet égard.

Les recherches physiologiques de Papin, Legueu, / Rochet et Thévenot, Di Carlo Colucci, Kagan, Bellédo, Pasteau, Escat, Shonbauer et Witaker, Havlic, Picot et Meurtagh, de Gaëtini, Barbrina, Quinby, Bonnier, Henderson ne réussirent pas non plus à élucider la question.

Les travaux d’Auer et. Meltzer, Barillet, Quinquaud, Harlicet, Neurwirth, mettant en lumière l’importance - du rôle des Nerfs splanchniques dans l’élimination urinaire, nous permettent d’entrevoir un éclaircissement prochain de la question. |

L'expérience de Neurwirth, déterminant chez un oligurique grave (170 cmc. en 12 heures), une diurèse immédiate et intense (2.500 cmc. dans 12 heures), en anesthésiant simplement les Splanchniques, présente le plus grand intérêt, venant corroborer les travaux de Quinquaud. à

Quinquaud, en effet, montrait, en 1923, à la Société de Biologie, que l’excitation du bout périphérique du nerf grand splanchnique, amenait rapidement : |

1° L’arrêt (par vaso-constriction des vaisseaux du rein) de la sécrétion urinaire.

2° L’élévation corrélative du taux de l’urée dans le sang. Par une série d’expériences remarquablement

conduites, l’auteur démontre que cette action, inhibitrice de la sécrétion, vient bien et uniquement du Splanchnique. |

Rubritius, de Vienne, dans un important article de la Wienner Klinische Wochenschrift, qui semble ignorer les travaux de Quinquaud, souligne l’importance des expériences de Neurwirth dans le problème de l’anurie réflexe.

Il est certain que, placant côte-à-côte deux expériences, l’une, faisant cesser l’anurie par suppression physiologique du nerf; l’autre, déterminant l’anurie par excitation périphérique de ce même nerf, il nous semble légitime d'admettre que nous avons bien là la voie de retour de l’arc réflexe.

Reste à déterminer le ou les points de départ. Les recherches attentives que nous avons faites dans ce. sns, ne nous ont malheureusement apporté aucun éclairéissement. Il ne nous semble pas, qu’en l’état actuel de nos connaissances, on puisse encore se pro- * noncer sur ce point.

Nous le regrettons d’autant plus, que, de sa connaissance, dépend lhypothèse de l’action nerveuse de. la décapsulation. ;

Cette hypothèse, qui semble si bien, dans certains cas, la seule plausible, reste donc entière mais, sans fondement physiologique certain.

I en est d’ailleurs de même, au point de vue physiologique pur, des autres modes d’actions proposés à la décapsulation.

L’idée si naturelle de libérer le rein « étranglé dans sa capsule » et le laisser ainsi se dilater pour lutter

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