‹ La décentralisation administrative et les universités régionalesChapitre 6 sur 15 · LA CONSTITUTION DES UNIVERSITES · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION DES UNIVERSITES

Généralités.

Le projet Waddington était resté dans les cartons par suite des événements politiques; mais l'idée était lancée, il fallait la faire aboutir. Ce fut le but constant de l'administration de l'Instruction Publique, ce fut l'œuvre à laquelle s'attachèrent avec dévouement et obstination les trois directeurs de l'Enseignement supérieur (1877-1898). Mais, pour parvenir au but rêvé, long était le chemin, nombreuses les difficultés. La principale, que nous avons eu déjà l'occasion de signaler, était que pour créer des organes nouveaux, pour leur donner la vie et l'argent nécessaires, il fallait l'intervention de la loi. Or, devant les Chambre, on doit toujours compter avec la politique, on peut toujours craindre, dans une question d'intérêt général, l'intervention d'intérêts locaux qui font échec à l'intérêt commun.

Aussi le souci de rAdministration fut-il toujours de soigneusement éviter tout contact inutile avec les législateurs : ce que Ton put faire par voie réglementaire, on le fit ; au point de vue financier, lorsque ce fut indispensable, on fit sanctionner aux Chambres les mesures prises, en insérant des articles dans les lois de finances ; enfin on eut soin de ne présenter au Parlement des projets de création que lorsqu'il ne s'agissait plus que d'établir des actes de naissance. Malgré ces précautions nous verrons que le projet de 1890 échoua. Il fallut opérer d'autres réformes, créer d'autres organes, pour aboutir à la loi de 1896. Ce que ce texte a laissé dans l'ombre, la réglementation de 1897 l'a éclairé. Enfin la loi de finances du 30 mai 1899 a mis la dernière main à l'œuvre.

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