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Cependant les Conseils municipaux ont cherché à améliorer les droits d'octroi; ils ont partiellement exonéré les objets de première nécessité et frappé plus lourdement les objets propres aux gens fortunés.
Par suile de cette transformalion de l'impôt, son produit est tombé en dix ans de 46 millions à Paris et de 2 millions 749 mille francs dans les autres communes de France.
Les octrois ne sont pas les seules ressources menacées, les centimes additionnels le sont aussi. L'Etaten propose le remplacement par l'impôt progressif sur le revenu.
Seules les taxes, par leur souplesse et leur variété, permetllent désormais aux communes d'équilibrer leurs budgets; elles sont en plein développement. Les unes sont la rétribution d'un service rendu (droit de place dans les marchés et “abattoirs, droits de pesage, de quai, d'entrée dans les musées, etc.) ; les autres visent le profit indirect que les habitants retirent de l'exécution d'un service public (taxes d’égout, de trottoir, de voirie, elc.); certaines taxes enfin frappent, d'après les signes extérieurs, les facultés contributives des habitants: elles sont assises sur la propriété bâlie {5 0/0: du revenu à Pyvon)tsurela propriété non bâtie, sur lhabitation (2 0/0 du loyer à Lyon); il existe enfin des taxes som ptuaires (taxes sur les chiens).
Telle est donc la double tendance qui caractérise l'évolution de la législation communale depuis 1884 .relativement aux finances municipales; l'Etat à tendu à augmenter les dépenses et à gêner les receltes des municipalités.
Il serait bon que l'Etat accordâl aux municipalités une plus grande initiative pour varier leurs receltes. Le Congrès des maires a adopté, le 10 décembre 1908, les vœux suivants :
1° Que les villes aient la faculté de contracter des emprunts de 60 ans;
2° Que la législation administrative s'inspire de plus en plus du respect de l'autonomie de la commune et laisse aux Conseils municipaux plus de liberté pour la eréalion de taxes communales.