‹ La déclaration de foi de 1872Chapitre 10 sur 27 · Voir la collection du Semeur, tome XI, p · texte numérisé non relu

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toute subjective. Moi, qui ne suis pas un des leurs, je puis trouver qu'ils omettent des vérités nécessaires ; j'ai Le droit d'interpréter la sainte Ecriture pour mon propre compte, et j'en ai le devoir. Je ne suis plus protestant, si j'accepte l'interprétation des autres ; j'ai le devoir de juger la leur, de la trouver soit trop courte, soit lrop longue. Eux, ils interprètent ; ils font bien, mais ils ne peuvent interpréter que pour eux-mêmes et non pour moi. Ce qu'ils font pour eux, prétendraient-ils me linterdire à moi-même? Sans doute, puisqu'ils veulent que j'accepte leur interprétation. Ils me défendent donc de faire ce qu'ils ont fait; ils me disent : — Nous seuls avons compris l’Ecriture ; nous seuls avons le droit de vous dire : ceci est essentiel et cela est secondaire. — Mais ce qu'ils font pour eux, pourquoi ne pourrais-je le faire pour moi!?

C’est l'Eglise catholique qui s’arroge ainsi le droit de seule comprendre l’Ecriture. Mais un protestant, par cela seul qu'il est fils de la Réforme, tient un autre langage. Il dit que, pour posséder une vérité et la connaître, il faut la conquérir. Par cette conquête, notre être moral fait une acquisition et un progrès. On ne connaît que ce qu’on possède, ce qu’on s’est assimilé, ce qui fait un avec sol. Donc, quand on interprète l’Ecriture et que l’on formule son interprétation, je ne saurais trop le redire, on ne la formule que pour soi, et il

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