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La vraie explication de ce passage a été donnée par Hermann Krüger. Voici comment il s’exprime dans son excellent commentaire !:
« On ferait fausse route en cherchant dans ce verset une définition scolastique et rigoureuse. L'expression est plutôt rhétorique et oratoire dans ce contexte parénétique. C’est ce qu'indiquent aussi le fait que le premier membre de phrase est une citation, puis le parallélisme de la poésie sémitique qui a moulé l’expression de la pensée. Le premier hémistiche formule un fait connu, souvent énoncé dans les écrits de Paul. Nos offenses sont la cause de la mort de Jésus ; mais nulle part, sauf ici, la Résurrection n'est présentée comme faisant partie de l'opération du salut proprement dite ; et, nulle part, sauf ici, la Justification du pécheur n’est définie comme la cause de la Résurrection de Jésus. Au contraire, la justification dépend directement de la mort de la victime expiatoire : (Voir ch. 3: verset 25 ; ch. 5: verset 9). Il faut donc croire que l'allure oratoire de cette fin d’un développement sacrifie la rigueur de l'expression au rythme du parallélisme. »
Et c’est de ce passage qu'on a fait une Confession de foi! D'un passage où « la rigueur de l'expression est sacrifiée au rythme du parallélisme ! » Pourquoi ? Parce qu’on tenait à mettre la