Journal Le Semeur, tome IX, pag
2. Je songe ici aux centaines de milliards de païens qui n’auront jamais entendu parler de Jésus-Christ. Secrétan écrivait à Félix Bovet, le 25 décembre 1889 : « Je n’ai jamais pensé qu’on fût perdu pour n'avoir pas oui l'Evangile ou pour n’avoir pas pu croire à Ja réalité historique de tous les faits qu’il raconte. » Voir Le Lien, feuille mensuelle de l'Eglise évangélique et des intérêts protestants à Lyon, 10, rue Lanterne, à Lyon, n° d'octobre 1907. Toute cette lettre serait à citer. Elle renferme un véritable programme.
plus importants. Il n’est pas indispensable d’admettre tous les détails de l’histoire de Jésus et d'exprimer dans une formule doctrinale ce que c’est que la Rédemption et la Résurrection. IL est certain que la foi véritable vient du cœur‘; que nous ne pouvons marcher droit sans le secours de Dieu, et que sou pardon constamment renouvelé nous est nécessaire, parce que nous tombons sans cesse. Ce pardon, Jésus le promet à ceux qui se repentent et qui pardonnent à leurs frères leurs fautes, et son enseignement, sa personne et son œuvre sont assurément ce que nous avons de meilleur en ce monde, pour bien vivre et pour bien mourir.
Telles sont, à mon avis, quelques-unes des certitudes définitivement acquises.
Je me suis laissé entraîner loin de mon sujet. Mon lecteur s'attendait peut-être à des considérations sur la situation ecclésiastique des Protestants français. Faut-il lui rappeler qu’ils sont partagés en trois tronçons? Ces trois tronçons de notre Eglise Réformée se rejoindront un jour. Mais ce rapprochement se fera attendre encore un certain temps. Quand j'ai dit que les Réformés auraient dû rester unis comme les Luthériens, je parlais du passé ; ils ne s’uniront pas mainterant, et il faut nous résigner aux trois groupements : droite, centre, gauche. La droite est, en apparence, la plus nom-