Euc. Bersier, op. cit., 1° vol., p
2. Euc. Bersier, op. cit., 1° vol., pp. 149 et suiv. 3. Euc. Bersier, op. cit., 1° vol., pp. 122 et 137.
chapperait de vos cœurs. Quant à nous, nous voulons assurer à l’Eglise un enseignement conforme à sa foi; et, tout en travaillant à atteindre ce grand but, il v a quelque chose que nous sommes décidés à respecter jusqu’au bout, c'est la vérité et la justice. J’en prends, en ce qui me concerne, l'engagement devant Dieu. »
La gauche, dans la première discussion, celle relative à l'adoption de la Déclaration, se montra assez modérée. M. Pécaut lui-même dit qu'il accepterait une Confession de foi, à condition qu’elle ne füt pas imposée. « Il n’est pas admissible, ajouta-t-il, qu’une Assemblée protestante décrète, à coup de majorité, des dogmes obligatoires, comme le fait un Concile catholique ?. » Il montra que le vrai caractère de l'Eglise est ailleurs.
M. Roberty, pasteur à Rouen, qui était cependant de la droite, s’éleva aussi contre une Confession de foi obligatoire, et M. Jules Gaufrès, contre un vote à coup de majorité *.
M. Babut (de la droite), pasteur à Nîmes, fit d'importantes concessions. Il affirma que la Déclaration proposée ne détruirait pas la liberté des interprétations ; que les liturgies et le Symbole des Apôtres n'étaient que des documents et non la règle de la foi ; que l'adoption de la Déclaration n’entraînerait pas de mesures disciplinaires pour