‹ La déclaration de foi de 1872Chapitre 7 sur 27 · UN · texte numérisé non relu

UN

Il est remarquable que ces critiques n’ont rien perdu de leur force et que déjà le premier jour, au Synode même, il ne leur fut rien répondu. Car M. Charles Bois, chargé de la réplique aux orateurs de la gauche, prononça un discours dont il faut assurément louer l'adresse‘, où il ne reprit pas les objections de ses adversaires, se plaça sur un autre terrain et dit aux libéraux: « Vous voulez l'union des contraires, il faut choisir ou une Révélation surnaturelle de Dieu ou un effort suprême de l’esprit humain. » Aujourd'hui, on lui répondrait peut-être que l’un n’exclut pas l’autre. « L’humain et le divin sont pénétrables l’un à l’autre », comme disait Charles Secrétan. Mais, en 1872 (et encore aujourd'hui pour beaucoup), cette opposition entre le miracle, d’une part, et l’effort de l’homme, de l’autre, était un argument décisif.

M. Bois entra aussi dans quelques détails et expliqua l’expression paulinienne : Æessuscité pour notre jushfication, que M. Colani avait déclarée incompréhensible, disant : « Jésus est mort à cause de notre justification, cela peut se soutenir ; mais ce n’est pas à cause d'elle qu'il est ressuscité. » M. Bois répondit : « Cette expression signifie que la Résurrection est le sceau divin mis sur l’œuvre rédemptrice du Christ et la preuve qu’ilnous a réellement justifiés. » La droite

applaudit.

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