‹ La découverte des sources du Mississippi et de la Rivière Sanglante [microforme]Chapitre 31 sur 35 · LS A · texte numérisé non relu

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lé Cette bande est très considérable. et très guer- Ie rière; je la trouvai divisée par deux factions, Z. M dont une est animée par l'esprit de la légitimité, à- À et l’autre par l’esprit opposé. Le Pokeskononepé, 4 oule Tems Couvert, dispute, en usurpateur, la couronne et l’Empire au chef Esquibusicoge, ou la Gueule Platte, qui les possède par droit hétédi: . taire ; mais comme ces Sauvages, plus que’les autres, ont besoin d’un homme vaillant,et actif, qui sache les faire triompher des Siour, quiiles

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harcellent souvent, plutôt que d’un fainéant vicieux et poltron, qui se repose toujours à l’ombre de son arbre généalogique, et qui n’a d’autre mérite, que celui, que ses flatteurs lui accordent, le Tems Couvert ett supporté par la majorité. Le gouvernement des Etats-Unis les reconnait tous les deux ; le T'ems Couvert, parce qu'il prêche en leur faveur ; la Gueule Platte, pour le détacherdes Anglais, dont il est l'ami; et principalement. je crois, parcequ'il est prudent de faire régner la division dans une Bande puissante, etdont l’affection est très douteuse. Pour moi, d’après ce que j'ai pu observer sur le lieu, j'ai été tenté de croire

ue tout celà pourrait etre aussi une farce née de la malice Sauvage, dont le but serait de mieux se ménager les moyens d’être caressés par Îles deux nations ; et en effet ils prennent de riches cadeaux de l’une et de l’autre, avec les mêmes

hrases d'amitié, de dévouement, de fidélité &c. Du l'occasion ils se donneront à celui, qui saura le mieux intriguer, et les payer plus généreusement. Îls seront aux Anglais, probablement. Le fait est que les deux chefs règnent chacun sur ses partisans, ou ponr mieux dire, ils sont tous les deux les esclaves de leur parti.

À mon arrivée je les ai trouvés agités par une autre affaire, qui mettait une nouvelle dissention parmi les deux partis. Le gendre du Tems Couvert avait été tué par les Sioux peu de jours avant, et ils avaient en même tems reçu la nouvelle de l'affaire de la Rivière Cayenne, et de ce qui m'é. tait arrivé sur la Rivière Sanglante. La Gueule Plaite cria immédiatement à la guerre, et voulait la formation d’une armée, dont il ne faisait presque jamais partie. Le Tems Couvert, qui n’est pas un sot, soupçonnant dans cette ardeur guerniôse, dans ce zèle extraordinaire, l'intention de l'éloigner, pour profiter de son absence, s’est déclaré pour la prudence et la modération, quoique le priucipal offensé,

Je n'ét qua aussi qui sont lé vages, il assister ; déjà vu at

Il débu m'avait et seils salut Je devais les fonctid

N que, le cœ NN ct en me

ne devait ce perso Homme d' avec nous, 6 ont jurée Ki Je 4 dis mérique, voulais au ctencorer vertu de l« dre de son mandent 8 que puisqi qui les ai ment, ils ne consentem té et les ci délibératio cipes, et le gner jusqu son père.

Quelque voya quérit 8a lente, cc il était aus un discour:

choses ; mi hornai à lu

Je n'étais pas encore débarqué, qu’il convo- | [pe qua aussitôt un conseil de ses chefs de guerre, | | |

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. M qui sout les officiers supérieurs des armées Saue M vages, il vint au devant de moi, et m'invita d'y e

(fl assister ; notez que tous ces Sauvages m'avaient | Îl \ $ M déjà vu au Fort St. Antony. l d:

un M I débuta par me dire, que le Grand Esprit qui! $ D] m'avaitenvoyé exprès pour leur donner des con- 1! e W seils salutaires, que, l'ami de leur père (l’Agent.) À a M Je devais dans une telle circonstance en remplir … À les fonctions ; que la division était dans le camp; e A que, le cœur déchiré par la mort de son gendre, M ct'en même tems combattu par la réflexion, qu'il e M ne devait pas sacrifier ses Cypowais à sa vengeanx Ni ce personnelle, il avait besoin de consulter cet »s M Homme d’un autre Monde, qui déjà a jumé le calumet os MN vec nous, et a élé témoin de la paix que les Sioux nous es UN nt ‘Ab Se. &e. Ma réponse ne fut pas longue. dé. il Je eur dis, que, étranger aux Américains, à l’Au. M mérique, et aux Sauvages, je ne devais, et Je ue u. M voulais aucunement me méler de leurs affaires, . | etencore moins de leurs brouilleries, mais, qu’en n M vertu de l'obligation où tout homme est de répon-

nt M dre de son mieux à la confiance de ceux, qui de-

0] mandent son avis, je lui dirais, que le mien était, e M que puisqu'ilsavaient en Mr, Tagliaferro un père, bn f qui les aimait, et qui représentait le gouverne- . M ment, ils ne devaient rien entreprendre, sans son 1, M consentement ; que telles étaient aussi la volonle Mtéet les commendemens du Grand Esprit. La

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