‹ La découverte des sources du Mississippi et de la Rivière Sanglante [microforme]Chapitre 32 sur 35 · M délibération du conseil fut conforme à ces prin · texte numérisé non relu

M délibération du conseil fut conforme à ces prin

M cipes, et le T'ems Couvert s’offrit de m'accompa-

it M gner jusqu'au Fort St. Anthony pour consulter

g 1 son père.

st M Quelques momens après la Gueule Platte m'en- À M oyaquérir. J'yfus. Jele trouvai étendu dans

e ! sa tente, comme le vieux Silène, en état d'ivresse;

À il était aussi entouré de ses partisans. [lentama

4 M un discours, et parut vouloir dire beaucoup de

choses ; mais je l’arrêtai dès l'éxorde, et je me hornai à lui observer, que les guerros, en géné:

ral, ne servent, qu'à assouvir les passions et les vues ou de quelques ambitieux, ou de quelques despotes ; que le bien public en est seulement le

rétexte, et le peuple !. victime. Qu’au reste,

Je n’avais rien à déméler avec eux, que je n'avais À

ni le tems, ni la volonté de m’occuper de leurs différens, et que je me référais à ce que j'avais jugé à propos de suggérer dans l’autre conseil ; “e qui devait déjà lui être connu, car j'avais re-

marqué, qu'il y avait aussi parmi les Sauvages de !

ces êtres neutres de la Grèce, qui se trouvent partout, Caméolons de toutes les couleurs.

Ce Chef, Roi, peu satisfait de mes observa.

tions. et voulant repousser la vérité par limposture, fit consulter l’oracle sur le sort de la guerre, qu'il voulait entreprendre. L’Oracle fut favorable. Celui qui le rendait était un des siens.

Je ne puis revenir de mon étonnement en voyant ces peuples Sauvages renouveller à chaque instant les usages et les cérémonies de j’Autiquité.

Leurs Oracles parlèrent précisément par les mêmes moyens, qu'autrefois parlait celui de Delphes. Au lieu de la Pythie, un de leurs prètres s’assied sur un trépied troué. On le couvre tout à fait avec une cloche d’écorce de bouleau, ayant une ouverture ronde à son sommet, d'où gort la voix céleste. Au-dessous du trépied, un tuyeau, également d’écorce, communique sous terre à un fourneau, où l’on fait bouillir une chaudière remplie d’eau, et d'herbes aromatiques, dont la mm sgh par le tuyeau, et va échauffer, et émivrer rophéties la tête du jongleur, qui pousse des eris de possédé, et emprunte un langage.quin’est intelligible. qu'aux Coriphéesde la Grande Medicine. Mon Bois Brulé lui-même, quoique très versé dans la langue Algonquine, n’y com:

rit rien du tout, Ce qui est singulier, c’est que a jalousie de métier exclut de cette cérémonie les prêtres étrangers, comme chez les peuples Anciens et Modernes. :t j'eus peine à les persun-

der, que j

| faite à l’ho | Couvert, do

mains des à un repas bien plaise

| tenté bien à qu'il y ava

à la fois « quemment tiquité. Da un mort, q

“et à laque 1 me fut auss

M chose. M

au défunt ions, tand lessaient,

et surses t

ses cheveu ainsi qu'av et son sac dans la pes Ou l’attach ils font de ils fassent

4 suspendit à

que, comm:

{ âme prend

avec lui au veau trait

der, que je n’appartenais aucunement au sacerdoce, pour obtenir d’y assister. On m'a dit, qu'on se sert d’un moyen semblable. pour faire prendre à leurs malades des bains de vapeur ; et quelquefois, meme, pour étouffer ceux, dout la Grande Medicine veut se défaire.

Je fus spectateur de la cérémonie funébre | faite à l'honneur des manes du gendre du Temps + Couvert, dont le corps était aussi resté entre les

mains des Sioux, et qu’on soupçonnait avoir servi à un repas. Ce que je trouvai bien singulier, et bien plaisant, dans cette comédie mortuaire, ce fut. qu’au moment, que les uns pleuraieut, et {hui uent d’une manière à faire peur, les autres ! chantaient, et dansaient comme des foux. Je fus M tenté bien des fois de rire ; mais il y avait là, ce ‘ qu'il y avait aussi chez les anciens, qui payaient à la fois et les Prefichæ, et les Tibicines; conse- », quemment je me continus par respect pour l’An- À tiguité. Dans une autre cérémonie funéraire pour un mort, qui appartenait à la Grande Médecine, M et à laquelle, comme homme d'un autre monde. il { me fut aussi permis d’assister, on faisait la même chose. Mais, de plus, au repas, on servait aussi au défunt sa portion de tout ce que nous manions, tandis que d’autres se meurtrissaient, se lessaient, et faisaient couler leur sa:g sur lui, et sur ses mêts. Sa femme lui fit cadeau de tous ses cheveux, et de ses haillons ; avec lesquels, ainsi qu'avec ses armes, ses mêts, ses ornemens, et son sac de médecine mystique, on le renferma dans la peau, qui avait été son dernier manteau. Ou l’attacha avec de l'écorce de bois blanc, dont ils font des cordes très solides, les seules dont ils fassent usage ; et, au lieu de l’enterrer, on le suspendit à un grand chène. La raison en fut, que, comme son manitou favori était l’aigle, son | âme prendrait mieux son essort de là pour voler avec lui au Paradis. Voila, Comtesse, un nouveau trait de l'Antiquité, Le chèue est aussi

uhez les Sauvages l’arbre consacré à V'aigle, c’est-à-dire, à Jupiter.

Mr. Pike, chef d’une Expédition, que le gouvernement des Etats-Unis envoya en 1805, pour découvrir les sources du Mississippi, les fixa à ce Lac, quoique la Rivière la Sangsue, qui s'y jette au N.-N.-O0. remonte encore à plus de 50 milles. Mais c'était en hyver, il faisait un froid terrible ; et on trouve diflicilement des sources, à travers les glaces. [ln’y a pas de doute. que Mr. Pike. daus une autre saison, et avec moins d’embarras à sa suite, n’eut poussé plus loin ses découvertes. C'était un homme entreprenant et courageux ; et son Expédition vers le Nouveau Mexique, et sa mort glorieuse au champ de l'honneur, méritent une place dans l'Histoire.

Ce Lac est entrecoupé d'îles et de presqu'iles considérables, Ces dernières y forment une quan:tité de baies profondes, qui semblent être autant de lacs séparés. Celle qui est au Nord du camp Sauvage, est d'une perspective théatrale. Des promontoires, qui s’avancent graduellement ‘24 deux côtés, réprésentent les coulisses, Ce lac a une infinité d’issues, qui, au moyen de quelques portages, donnent aux Indiens la facilité de parcourir, en tout sens, avec leurs canots, toutes les régions environnantes, et des chemins de traverse, qui épargnent les détours immenses, qu'il faut parcourir, en y entrant par le Mississippi, et l'embouchure de la Rivière la Sangsue.

En remontant cette dernière, l'espace d’environ 15 milles, traversant ensuite deux lacs, et faisant deux portages, on va dans un jour au Lac du Cèdre Rouge, et le dernier portage aboutit dans son petit bassin méridional,

A l'Ouest on rejoint la Rivière des Plumes de Corbeau, qui se jette à l'Est dans le Mississippi, et remonte au N.-O, jusque près du Lac de la Queue de Loutre. LE Au Sud on descend au Mississippi, par le mo-

" yen de la des Sa le La jou ribles de jy pense point alot le moindr j'étais pe Un … deux cour aux agens Huron, et mi les pr la dans t bientôt la Ilest di lorsqu'elle la tente, o l’observe p'év ‘nir, tempéranc les femmes et, à l’exce

" étaient tou:

L'Enfer que l'Orca; | rence, sous

Joue de fait

bleau de te scène trag horreur, les des, Médus de l'Histoir Les hain les, les anti féroces étai des femmes hurlemens « es chiens, oreilles, aux moins.

yen de la Rivière aux Pins, et au S.-E-., par celle des Sa les, que Pike a nommée Pike.

La journée, et la nuit du 12 furent les plus terribles de ma vie. Je tremble toutes les fuis, que j'y pense; mais grace au Ciel, je ne tremblais point alors. Je me rappelai, que si je donnais le moindre signe de frayeur devant les Sauvages, j'étais perdu. Je couservai donc mon sang froid. Un nombre de ces Sauvages. qui boivent aux

deux coupes dorée:, venaient de faire une visite

aux agens Anglais. À l'Ile Romaine, sur le Lac Huron, et des barique- de Whiskey figuraient parmi les présens, qu'ils en avaient reçu. Îl circula dans tout le camp et tout le monde en eut bientôt la tete échautfée.

ÎLest d'usage. eu général. que les Sauvagesses, lorsqu'elles s’apperçoivent. que l’ivresse est dans la tente, on dans le cainpeinent, ont la sagesse l’ahserver la plus grande sobriété, pour pouvoir p'év ir, ou modérer les funestes effets de l’intempérance de l’autre sexe. Mais cette fois-ci les femmes étaient plus soûles que les hommes ; et, à l'exception de quelques jeunes gens, ils

1 étaient tous plongés dansla plus affreuse ivresse.

L'Enfer de Virgile. et du Dante ; celui mème que l'Orcagna a peint à Ste Maria Novella, à Flo-

| rence, sous des figures si épouvautables, ne sont {que de faibles esquisses, en comparaison du ta-

bleau de terreur et de mort déployé dans cette scène tragique. On y voyait, dans toute leur horreur, les Bacchantes, les Furies, les Euménides, Méduse, et tous les monstres de la Fable et de l'Histoire,

Les haines, les jalousies, les anciennes querel-

les, les antipathies mortelles, toutes ces passions

féroces étaient réveillées et aux prises. Les cris des femmes et des enfans, confondus avec Îles hurlemens de ces Cannibales, et les aboiemens des chiens. ajoutaient encore le supplice des oreilles, aux horreurs, dont les yeux étaient témoins. Kk

Assis, sur une butte de terre, avec mon couteau à ma ceinture, mon fusilà la main, et mon épée à mon côté, à deni dégaînée. je demeurais spectateur. attentivement immobile. J’étois souvent menacé, et je ne répondais jamais, qe par uu silence expressif, qui leur disait, que j'étais prêt à frapper sur le premier, qui oserait être aygresseur. Mon Bois Brûlé s'était caché, et J'eus bien de la peine à le rallier à côté de moi, où il parût à la fu rassuré plus qu'ailleurs; car il demeura persuadé, qu'il y avait plus de probabilité d'échapper à la catastrophe par le courage et la résulution, que par lindécision et l'épouvante.

Mais il me fallût quitter mon retranchement pour quelques instans. La vie du chef Tems- Couvert était en danger. J'étais son hôte, et il était père de la belle Waascita. qui. en m'avertissant deux fois des complôts. que l’on faisait contre moi, et auimant ainsi l'expression meunaçante, et féroce de mon aspect. m'avait sa vé deux fois la mienne. J’accourus avec elle et mon Bois Brûlé. qui était devenu un héros. et nous le sauvâmes, en désarmant de leurs couteaux les deux assassins, qui l'avaient attaqué, et contre le quels il se défencait en lion, avec un morceau de hois. Nous le pous-âmes dans sa tente, et le recommaudâme: à un chef de guerre. son intime ami, pour qu'il le gardât, et ne le laïissât pas sortir. trouva un couteau, qui avait été caché ; et,soit par une impulsion naturelle aux Sauva-

es de frapper une victime quelconque dans Yeur colère, soit par erreur, il tombe sur son ami,

et le perce de coups; nous retournâmes à +es cris, et heureusement assez tôt pour prévenir un meurtre,

Ici, Comtesse, un trait digne du cœur le plus noble, le plus généreux, me remplit de su: pr -e et d’attendrissement.

Le fils du blessé, jeune homme de 18 aus, eñ-

tre dans | dignité l’e dit avec “ mon pè “ rais le “ s tu n vis Rome vage, le fi la journée pât d’une ges, mais effets des des sentir ces peupl de ce jeun qui répanc ractère di plus diffici admiratior de poudre lui faire, :

donné un € Le déno:

quatre bles morts; un d du Lac Ro Mon Boi àla main, mille, et av avait laissé lui ils ne pc tence. Je de reconna je lui achet:

partis dans camp était ( nouvelles sc -du whiskey entr'eux, 80 doivent attr

tre dans la tente ; il regarde avec une horrible dignité l’assassin de l’auteur deses jours, il lui dit avec vu sang froid héroïque : «“ Tu as dardé “ mon père.....ton ami....Je devrais, et je pour- “ rais le venger... ; mais tu ne l'aurais pas fait, “ si tu n'étais pas ivre....Je te pardonne.” Je vis Rome et la Érèce réunies dans ce jeune Sauvage, le fils du Cœur-d'Ours. I] fut le héros de la journée. Non-seulement il sut résister à l’appât d’une liqueur, si attrayante pour les Sauvages, mais il contribua beaucoup à tempérer les effets de sa fatale influence. Je l’embrassai avec des sentimens. que je n'avais jamais sentis pour ces peuples barbares. La conduite héroïque de ce jeune homme est une de ces circonstances, qui répandent tant de contradictions sur le caractère des Sauvages, et les rendent toujours plus difficiles à définir. Pour lui témoigner mon admiration, je lui donnai une certaine quantité de poudre ; le plus riche présent. que je pusse lui faire, dans la circonstance. Je lui aurais donné un empire.

Le dénombhrement du lendemain donna vingtquatre blessés, dont sept mortellement, et deux morts; un de ceux-ci était mon pauvre Sauvage du Lac Rouge.

Mon Bois Brûlé avait reçu aussi une blessure àla main. Au reste il désirait de revoir sa famille, et avec raison, car les vivres, que je leur avait laissés, devaient être consommés ; et sans lui ils ne pouvaient guères pourvoir à leur existence. Je lui donnai les nouveaux témoignages de reconnaissance,qui restaient en mon pouvoir ; je lui achetai un canot pour s’en retourner, et je partis dans le mien avec le T'ems-Couvert. Le camp était encore agité, et semblait menacé de nouvelles scènes d’horreurs. C'est aux ravages

-du whiskey, et aux guerres cruelles, qu’ils se font entr'eux, souvant sans cause, que les Sauvages doivent attribuer ieur extincton progressive.

Le Lac était orageux. et j'étais toujours un mauvais navigateur. Quand nous fümes dans la baie. qui reconduit à la sortie de la rivière. un vent impétueux venant du N..O. no:s jetta sur le rivage opposé. Nous nous rembarquâmes encore. mais tous nos efforts fürent inutiles, et nous y passâmes la nuit du 13. Le 14 au matin. je débarquai à l'établissement de la Compagnie du Sud-Ouest. près de la sortie de la Rivière de la Sangsue, dans l'espoir de remplacer de quelque manière mon Bois-Brûlé ; mais je n’y trouvai qu’un seul gardien. [Îl ne pouvait absolument

uitter, et je fus ahligé de continuer avec le seul Du Caent Néanmoins, je me fis donner tous les renseignemens nécessaires pour pouvoir tout observer jusqu'au Lac des Sables.

Nous reprîmes le Mississipi à où ïe l'avais laissé ; à mon retour le riz sauvage était mr, Nous étions donc au inilieu de l'abondance, mais par un événement singulier, je touchais les fruits de ma bouche, comme Tantale, et je ne pouvais en manger.

En partant du Lacde la Sangsue. j'avais donnéma grande marmive à mon Bois-Brülé, et n’en avais gardé qu’une petite, croyant que Sa Majesté en aurait une dans son équipement de voyage ; mais il u’avait pas même apporté sa cuillère d’écorce ; et sa peau de Buffaloe était toute sa garderobe. Le second jour de notre départ, nous vimes une tente de Sauvages dans un bois près de la rivière ; il descendit, et alla leur parler, il revint et prit ma marmite. Comme le matin il m'avait fait comprendre, qu’elle était trop petite, je croyais, qu'il allait la changer pour une plus grande ; mais je le vis revenir les mains vides. Toutes mes demandes et mon humeur furent inutiles.

I l'avait donnée à un de ses partisans. Ces Rois, pour monter, ou se maintenir sur le trône. se dépouillent de tout ; il n’y a rien de plus misérable qu'un Chef Sauvage. Telle est partout l'a-

veugle a à ina c pot. Je P:

portion

par une tre, en de masse de cale, vu | repoussar le soleil phère. 1 vrent un | se précip!

ves, à peu cond rapi ferme la :

viron un.

Une ce sombres s ces casce verdoyant à l'Est ; d ment des |

-Le chant ges y fait croasseme

veugle ambition de régner. Je fus donc réduit à ina coupe de fer-blanc ; et de la fortune du pot. je pas ai à celle du goblet, c'est-à-dire, à la portion du merle. Cet original riait, quand il voyait que la faim me faisait répéter deux ou trois fois ma cuisine. et que mes diners étaient en trois actes. Pour lui il maugeait le riz sauvage tout cru.

Le Mississippi continue de coûler, presque sans interruption sur des terres tremblantes, jusqu'aux petites cascades. que les Sauvages appellent Kekebikan. à 70 milles environ du confluent de la Rivière de la Sangsue. A 50 milleson trouve vers l'Ouest le Pakegamanagnen, ou le Lac de la Croche, et à 60 la Onomonikana-Sibi, ou Rivière au Vermillon, qui entre à l'Est.

Ces cataractes se subdivisent en six cascades, Elles commencent par un grand rapide. coupé par une petite île, la première qu'on rencontre, en descendant ce fleuve. Alors cette grande masse de fluide, par une rente presque verticale, vu se jetter contre des rochers, qui, en la repoussant, blanchissent ses flots, et forment avec le soleil les couleurs prismatiques de l’atmosphère. Ensuite des bouillons impétueux couvrent un plan incliné pendant environ 15 pas, et se précipitent par deux autres chûtes successives, à peu d'intervalle l’une üe l’autre, et un second rapide, encore plus violent que le premier, ferme la scène ; elle embrasse uu espace d’enviren un mille.

Une colline, revêtue de lugubres cyprès. de sombres sapins, de cèdres majestueux, surmonte ces cascades à l'Ouest, Un petit côteau. tout verdoyant d'arbres et d’arbustes rians, le borde à l'Est ; des rochers s'élèvent çà et là, et y forment des images d'obélisques, et des pyramides.

- Le chant mélodieux d'oiseaux de tous les ramages y fait un contraste touchant avec le rude croassement des corbeaux. Tout ce mélange

de traits romantiques et sublimes ajoute le mrveilleux à ce grand spectacle de la Nature, Et cefracas au milieu de cette solitude éter.

nelle ? Je laisse à votre âme le soin d’en deviner,

et d’eu sentir tout l'effet.

A 10 milles. environ, de ces cascades, les Sass:. cy- Woennè. on Rapides Bruyants, offrent encore une variété agréable. On y fait aussi un portage, mais ici mon Roi Sauvage a voulu se distinguer, et me distinguer du commn ; et nou les avons de cendus dans le canot. Tout ce qui est nouveau. et extraordinaire nous plaît, en général, et nous satisfait. C'est ce que j'éprouvai alors, malgré que les vagues, les roulis du canot. et les écuril nous tins-ent, l’espace d’un demi-inille, toujours à deux doigts de l’Eternité ; mais ce fût bientôt fait. car nous volions, nous ne naviguions

as,

La soirée du 17. nous arrivâmes au Lac des Sables, à l'Est, Lamitonga-aguen. qui est à peupre à 129 milles de ce dernier endroit, à 300 du

ac du Cèdre Rouge. et à 300 également du Lac de la Sangsue. Dans l'intervalle, qui sépare les Rapides Bruyants de la rivière, qui sort du Lac des Sables, le Mississippi reçoit les Rivières Muskotensoi-Sibi ou de la Prairie; Wahaske.Sibi, ou des Chevreutls ; Namago-Sibi. ou des Truites; et Wabizio-Sibi. ou deu Cyprès, qui toutes descendent aussi de l'Est; et du côté de l'Ouest, la Rivière Singoaki Sibs, où des Martres. On rencontre aussi trois rapides ; deux entre la Rivière des Cyprès et le portage aux saules. endroit ainsi appellé d'un portage, au moyen duquel. du Missi-sippi, l’on passe à la Rivière des Saules; et le troisième rapide est entre ce portage et la Rivière des Sables.

Toutes les cartes géographiques, anciennes et modernes, celles mêmes des Expéditions, sont très fautives à l'égard de la situation du Lac des Sables. Elles le piaceut au S.-E. du Lac la

Sangsue, erreur et latitude parcequ’ Repos core une river aux sommes € lienues.

Sangsue, tandis qu’il est presque à l'Est ; et cette erreur en entraine naturellement d’autres sur sa latitude et sa longitude. Je relève cette faute, parcequ'elle est vraiment trop frappante.

Reposons-nous, Comtesse, car nous avons encore une longue promenade à faire avant d’arriver aux emhouchures du Mississippi; nous ne sommes encore qu'à 400 milles des Sources Julienues.

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