‹ La Découverte du Mississipi [sic] [microforme]Chapitre 11 sur 31 · A ET EEE CO D LAPS ARMES ASE PE ES ER REE · texte numérisé non relu

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missionnaire quittait Québec pour aller aux Trois-Rivières, apprendre les langues des Indigènes, sous la direction de l’infatigable Père Gab. Druillettes. C’est ce que le Journal des Supérieurs de la mission des Jésuites rapporte bien brièvement : ‘“ Le 10, le P. Jacques Marquette monte aux Trois-Rivières pour estre escolier du P. Druillettes en la langue montagnaise. ”?

Le jeune lévite, à la mission des Trois- Rivières, partageait son temps entre l’étude des langue et la pratique des exercices de piété.

Au mois d'avril, 1668, ses supérieurs le chargèrent de la mission du Lac Supérieur ou mission Sainte-Marie, qu'on a appelée aussi mission du Sault Sainte-Marie. Ce sault n’est qu'une suite de rochers presque à fleur d’eau où le courant est fort rapide. On aurait mieux désigné ce poste sous le nom de Rapides Sainte- Marie.

Le R. P. Marquette savait déjà assez la langue des Aigonquins pour travailler à leur conversion. En réunissant divers passages des Relations des Jesuites, nous pouvons suivre les travaux du fervent missionnaire évangélique.

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Voyons d’abord comment son départ est sigualé au Journal des Supérièurs des Jésuites.

—1668, avril le 21. « Nous allons nous ombarquer pour monter là hault, P. Dablon, Caron, Charles, Panie et moy, pour la prairie de la Magdelaine, pour y conclure toutes les affaires et la manière d’y donner les concessions. Le P. Marquette, deux hommes et un petit garcon pour y attendre l'occasion de montor aux Outaouacks (8ta8ak). »

La Relation des Jésuites, de 1668, page 21, nous apprend « comme cette mission du Saint- Esprit des Outaouasgs était difficile, non seulement parce quo d’autres missions en dépendaient (Voyez Relations des Jésuites, tôme IIT), mais bien parce que les travaux, la famine, l'indigence de toutes choses, les mauvais traitements des barbares, la risée des idolâtres étaient le partage le plus précieux de ces missions, et que les peuples n'ayant jamais eu aucun commerce avec les Européens, leur barbarie portait à l'excès l’insolence, aussi fallait-il être armé d’une grande patience pour les supporter.

« Il fallait y avoir affaire à vingt ou trente nations différentes de langage, de mœurs et de

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