‹ La Découverte du Mississipi [sic] [microforme]Chapitre 12 sur 31 · RU ES RER AIME AE EEE TRE · texte numérisé non relu

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police, tout souffrir de leur mauvaise humeur et de leur brutalité pour les gagner par la douceur et l’affection. IL fallait en quelque sorte se faire sauvage avec les sauvages, mener une vie sauvage avee eux, vivre quelquefois dans la mousse qui croit sur les rochers, quelquefois des arêtes broyées qui tiennent lieu de farine, quelquefois de rien, passant trois ou quatre jours sans manger, comme eux, qui ont l'estomac fait à ces fatigues.. Los PP.

Allouez et Nicolas ont passé par ces épreuves. Le Père Jacques Marquette est allé au secours de notre frère Louys le Boême et nous espérons que les sueurs de ces généreux missionnaires qui arrosent ces terres les rendront fertiles pour le ciel. Ils ont baptisé, depuis un an, quatre-vingts enfants dont plusieurs sont en Paradis. C'est ce qui essuie toutes leurs peines.

En 1669, le R. P. Marquette est envoyé à la mission de Sainte-Marie du Sault, éloignée de Québec de deux cents lieues, dit la Relation des Jésuites (1669, page 20.) Il écrivait de ce poste que la mission y était abondante, qu'il ne tenait qu'aux missionnaires de baptisor tous ceux qui sont 1à, au nombre de deux

KXXXIX mille, qu'on s'applique à instruire et à baptiser les moribonds qui sont une moisson plus asseurée, »

En 1670, le R. P. Marquette est encore à la mission du Saint-Esprit aux Outaouacs, où il avait été envoyé par ses supérieurs, l’année précédente. » Il y arriva le 13 septembre, après une navigation pénible d’un mois dans la neige et dans les glaces qui lui avaient fermé le passage et dans des dangers de mort presque continucls (Relation de la Nouvelle France, année 1670, p. 87). Cette mission avait été commencée par le R. P. Claude Allouez. C'est la mission appelée (Zbid, p. 86,) mission du Saint-Esprit de la Pointe Chigaoumigong.

Les guerres et les querelles entre les diverses nations sauvages paralysèrent le zèle du Père Marquette qui, au début, se dut contenter de travailler dans l'intérêt d’un certain nombre de familles de lu nation des Hurons qui l’étaient venus trouver à la Pointe du Saint- Esprit et qu'il dut bientôt accompagner dans leurs pérégrinations. Les infortunés ! Ils espéraient toujours pouvoir s'établir de nouveau au pays de leurs ancôtres.

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Le Père Marquette les établit à Michillimakinac, poste de commerce avantageux que + A recherchaient les Hurons, qui ambitionnaient toujours de restaurer leurs intérêts par le commerce. Tels furent les commencements de la mission de Saint-Ignace. (Relation de 1671, pp. 36 ct 37.)

En rendant compte, l’année suivante, au révérend Père supérieur de s28 travaux à la mission de Saint-Ignace, le Père Marquette dit que les Suuvages étaient bien disposés et fort traitables, mais qu'il est prèt à laisser à AE un autre missionnaire et à se rendre aux pays qui confinent à la mer ‘iu Sud pour offrir ses services à d’autres nations et pour leur donner la connaissance du vrai Dieu. Le pieux missionnaire, on le voit, tout adonné au salut de ses chers néophytes, brûlait du désir de faire participer los peuplades barbares et payennes aux consolations de la foi, espérant, comme l’apôtre des Indes, la grâce du martyre pour prix de ses souffrances et des privations sans nombre qu’il endurait au milieu des forêts ou des immenses déserts du Nouveau-Monde.

Il savait déjà que les autorités de la colonie s'occupaient do préparer une expédition à la

recherche du Mississipi et que probablement il en ferait partie. Lorsque ce généreux ouvrier de l'Evangile s’occupait du désir d’étendre lo règne de Jésus-Christ son divin modèle; et qu’il songeait à tourner ses pas vers les solitudes de l’Oucst qu'il désirait vivement atteindre, l’été suivant, et que, selon sa coutume, il priait avec ferveur la Vierge Immaculée de lui obtenir ces consolations, Jolliet, qu'il attondait anxieusemént;, arriva auprès de lui, le 8 décembre, jour où l'Eglise fait la fète de l’Immaculée Conception.

Quelle joie pour ces deux âmes ardentes, animées des mêmes vues, excitées par la même pensée |... Avec quel bonheur le Canadien Jolliet exposa au disciple de Loyola les moyens par lesquels il avait decidé les autorités à lui confier l’œuvre si glorieuse, l'œuvre si désirée, celle de trouver le cours et l'embouchure du fleuve ! Comme il jouissait en exposant au P. Marquette la satisfaction qu'il ressontait de ce que los Supérieurs de la maison de Québec avaient consenti à ce que l’intrépide enfant du sol le prit pour associé dans cette périlleuse mais glorieuse expédition !.… Marquotte, le pieux serviteur de Marie, qui

Pass,

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