A VOUS
NADJA.
A mai !
GÉRONVAL.
Et combien?..
nadja, tendant le pan de sa robe.
Donnez-m'en trop !
GÉnoNvaiL, à part et stupéfait.
Pardi ! voilà une scène de séduction qui n'a pas
été difficile à filer. (Haut.) Avec moi, mon ange,
vous n'aurez qu'à parler... je me charge de votre
sort... à vous et aux vôtres !
nadja.
Comment cela ?
GÉRONVAL.
En entrant... j'ai rencontré Mardoche votre père. Une ancienne connaissance. Je viens de l'envoyer à la terre du marquis de Langeac, qui désire un intendant, et quant à vous, ma chère enfant, n'avez-vous pas été déesse... dans votre pays ?
NADJA.
Pendant quatorze ans.
GÉRONVAL.
Vous léserez encore ici. ..vous serez la mienne!., et les petites médailles, que vous aimez tant, vous tomberont en pluie d'or... et vous serez idolâtrée par moi, qui serai trop heureux de vous le dire à genoux. (Il s'y précipite.) Nadja ! Nadja ! vous me regardez et je vois que vous êtes rêveuse !
NADJA.
C'est vrai !
GÉRONVAL.
A quoi pensez-vous ?
NADJA.
A mon prédécesseur, dont le portrait était dans la pagode. C'est étonnant... comme vous lui ressemblez !