MECHANISME DE L'ACTION PHYSIOLOGIQUE
D'après Martin (!), les venins de tous les serpents affectent directement ou indirectement le système nerveux.
Wall dit que le venin de Cobra agit principalement sur les centres respiratoires et, c’est à cette action épuisante que l'on doit attribuer la mort dans la majorité des cas d'empoisonnement par
le venin de serpent.
Ce même auteur pense que le venin de Daboia russellii détermine presque toujours, avant la mort, de violentes convulsions. Il attribue ces dernières à l’action du venin sur le système nerveux et non au manque de respiration, comme dans le cas d’empoisonnement par le «Cobra», car la respiration artificielle n'y a été d'aucun effet. Martin attribue dans ce cas les convulsions à
(1) J. C. Martin. — On the Physiological Action of the Venom of the Australian Blaksnate Roy. Soc. N. S. W. 1895.