C. J. Martin (!) a étudié l'action des venins de deux colu
(1) C. J. Martin. Observations upon fibrin ferments in the venoms of snakes and time relations of their actions. Journal of Physiology vol. XXXII. N. 34—1906.
bridés australiens: Notechis scutatus et Pseudechis porphyriacus, sur le plasma à base d'oxalate, de citrate, de fluorurate, ou avec de la magnésie, sur le liquide d’hydrocèle et sur les solutions de fibrinogène artificielles. Il a vérifié qu'ils possédaient une action coagulante sur tous ces liquides. Leur action était indépendante de la présence de l'ion calcium. L'action du ferment était en quelque sorte catalitique: une goutte d’une solution de venin à 1 pour mille coagulait 5 c.c. de plasma; et, quand on retirait le coagulum, le sérum restant coagulait encore 5 c.c. de plasma qu'on lui ajoutait et ainsi de suite, 4 ou 5 fois, la coagulation devenant chaque fois plus lente.
Les solutions de venin se détruisent d'autant plus rapidement qu’elles sont plus diluées et que la température est plus élevée. Le chauffage à 750 centigrades pendant 10 à 15 minutes détruit complètement l’action coagulante du venin. Le ferment dialyse légèrement. Une solution à 1 pour 10 mille, filtrée à travers la gélatine à 8 0jo, devient 200 fois moins active. L'influence de la température sur la vitesse de la coagulation a été étudiée avec une solution de venin à 1 pour mille, additionnée de fluorure à 4 ‘o à une température comprise entre 6 et 40 degrés cen:tigrades. Martin a vérifié que plus la température est basse, plus le temps de coagulation augmente. La différence entre 30° et 40° est petite; entre 15° à 30° elle est considérablement plus grande; et entre 6° et 15° la différence est encore plus grande.
Pour verifier l'influence de la quantité de venin sur la coagulation, Martin a expérimenté avec du plasma, additionné d'oxalate, dans un bain-marie à 40°, dans les mêmes conditions de volume. Pour les doses moyennes capables de coaguler I c. c. de plasma entre 100 secondes à 20 minutes, le temps de coagulation est inversement proportionnel à la dose coagulante; le produit de la dose par le temps de coagulation est une constante. Avec des doses fortes ou faibles le temps de coagulation s'éloigne de cette loi. Il n’a pas été possible de déterminer la loi à laquelle il obéit.
L'influence de concentration du fibrinogène sur la rapidité de coagulation est petite.
Les ferments coagulants contenus dans différents venins ne sont pas identiques. C’est ainsi que le sérum des animaux immunisés contre le venin de Notechis scutatus contient un anti-