OÙ MOYENS POUR EVITER OÙ DIMINUER LE : NOMBRE DES ACCIDENTS OPHIDIQUES
ES moyens qui contribuent à éviter ou à dimi- 15 nuer la fréquence des morsures de serpents, L peuvent être classés en deux groupes, corres- RS 72 2 pondant respectivement à deux indications capitales: celle de protéger directement les individus
contre de tels accidents, et celle de le faire
de façon te par l'extermination des serpents venimeux ou
par la manière de les éloigner des environs des habitations.
C'est un fait généralement connu que le travailleur des champs est la victime presque exclusive des serpents venimeux et que la circonstance qui contribue le plus puissamment à la fréquence de tels accidents dans cette classe d’ouvriers, est sans aucun doute; l'imprévoyance avec laquelle ils s’exposent à la morsure des ophidiens, en n’employant ni chaussures pour protéger leurs pieds, ni aucun moyen pour protéger leurs jambes. (C’est une habitude invétérée chez nos indigènes (caboclos) d’avoir les pieds nus et Île pantalon relevé jusqu'au genou, quand ils travaillent la terre, même dans les endroits où abondent les espèces venimeuses,
On ne comprend pas comment, ayant une peur superstitieuse des serpents et étant si souvent leurs victimes, ils offrent, pour ainsi dire, des parties de leur corps (les plus sujettes à être atteintes) sans aucune protection, aux morsures des terribles ophidiens.
La statistique nous apprend, cependant, que sur 75 0[o des cas, l'accident se produit dans quelque partie du membre inférieur, ainsi que nous l'avons constaté dans un grand nombre de cas
qui nous ont été communiqués. Nous avons cru devoir en mentionner les résultats suivants: