‹ La défense contre l'ophidismeChapitre 57 sur 107 · Partie du corps piquée sur 100 cas · texte numérisé non relu

Partie du corps piquée sur 100 cas

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Cet exposé démontre facilement qu'il y aurait une diminution sensible dans le nombre des accidents ophidiens, si l'on pouvait convaincre les travailleurs des champs de l'utilité du soulier et de jambières primitives, qui pourraient être faites avec un morceau de toile d'emballage, attaché aux jambes de manière à les protéger. Mais nous savons qu'il sera difficile de faire perdre des habitudes prises dès l'enfance, d’ailleurs justifiées très souvent par des conditions économiques spéciales. L'indication pourra servir aux agriculteurs intelligents et progressistes, qui pourront obtenir, avec le temps, l'adoption de cette mesure prophylactique, par leurs salariés, spécialement quand ils auront à travailler sur des terres abondantes en espèces venimeuses.

Pour vérifier jusqu’à quel point le soulier peut protéger l'individu contre la morsure des serpents, nous avons mis la question sur le terrain expérimental. Pour cela, nous avons pris une série de pigeons et après leur avoir enlevé les plumes de la partie pectorale, nous y avons collé un morceau de cuir fin par dessus lequel chaque pigeon a été piqué par une espèce de serpent.

Le résultat de cette expérience a été, que, dans le plus grand nombre des cas, les dents inoculatrices du venin ne sont pas arrivées à traverser le cuir protecteur; dans peu de cas, les dents l'ont percé mais sans pouvoir cependant atteindre les muscles pectoraux.

Le cuir utilisé était fin et pouvait être comparé, pour l'épaisseur et la résistance, au cuir que l’on emploie habituellement pour la chaussure. Les serpents employés pour l'expérience étaient de taille moyenne. Ceux de grande dimension ont des

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