‹ La défense de BelfortChapitre 6 sur 19 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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PosttloK de 1« Tllle de Bclfort. — Route* et rnabonrcH.

La ville de Belfort est située sur la rive gauche de la Savoureuse, petite rivière qui prend sa source daus les Vosges au ballon d'Alsace, et court sensiblement du nord au sud pour se jeter h. Sochaux, un peu à l'est de Montbéliard, dans l'Allaine, autre rivière qui vient du Jura suisse et tombe dans le Doubs, peu après avoir passé à Montbéliard.

Sur la rive droite se réunissent les routes : de Remiremont, qui longe la Savoureuse ea amont de ' la place, et le long de laquelle se trouvent les constructions du faubourg des Ancêtres ; de Paris et de Lyon qui se rejoignent un peu avant leur croisement avec ia précédente, et dont la jonction forme te fau-

PB LA PLACE DE BELFORT. Il

bourg de France, le plus important de ceux de place ; enfin la route de Montbéliard, qui n'est pour ainsi dire que le prolongement de celle de Remiremont, en ayal de la Savoureuse, et qui forme le fau* bourg de Montbéliard,

Ces quatre routes réunies entrent dans la ville par la porte de France, après avoir traversé la Savoureuse sur un poAt de pierrci.

Le chemin de fer de Paris à Mulhouse suit la vallée de la Savoureuse, laissant la route de Remiremont entre lui et la rivière, et traverse les routes de Paris et de Lyon par un passage à niveau, à l'entrée du faubourg de France, à la jonction de ces deux routes.

La ligne se bifurque, à environ quatre cents mètres au delà de ce passage à niveau, en deux branches, dont l'une traversant la route de Montbéliard et la Savoui^use se dirige sur Mulhouse, et l'autre» laissant la route et la rivière à sa gauche, marche sur Besançon.

L^espace entre le passage à niveau et cette bifurcation est occupé par la gare et ses dépendances.

Bneelnte de 1a Ville, — Psateiur ûtê Perelieii.

La ville est enserrée dans une enceinte fortifiée présentant la forme d'un pentagone sensiblement régulier, dont les côtés ont de cent quatre-vingts à

deux cent cinquante mètres de longueur. Cette fortification, créée par Vauban, ôe compose de longues courtines en ligne droite, le long des côtés du penta* gone, avec bastionnets ou tour& en maçonnerie à chaque angle, pour flanquer les fossés, et bastions terrassés enveloppant en avant ces bastionnets; ' -. Le côté dans lequel se trouve percée la porte de France est orienté à peu près dahs la direction du nord au sud. La Savoureuse baigne le pied de ses glacis, et une demi-lune placée en avant protège la porte de Finance. Ce froBt occupe le côté ouest de la ville. ' , •

Le front nord de la ville est dirigé sensiblement de l'ouest à Test. Deux autres fronts, dirigés à peu près du nord-ouest au sud-est, rejoignent ces^ deux premiers au cinquième.

Ce cinquième n'est autre chose que le pied d'un escarpement de roc à pic, courant dans la direction du nord-est, et dominant de cinquante à soixante mètres la ville construite à son pied. Du sommet de cet escarpement le terrain redescend, vers la campagne , suivant une pente relativement douce , jusqu'au fond d'un petit vallon qui débouche dans la vallée de la Savoureuse.

Il se relève de l'autre côté de ce vallon, pour former une colline composée de deux sommets séparés par un col élevé. Le sommet le plus au sud, qui est le moins élevé, porte< le nom de Basses*- Perches ;

DE LA. PLACB DE ^ÉI.FORT. 13

Tautre celui de Hautes-Perches. Le flanc est d^- ce dernier ^est couvert par le bois de la Perche,

Ii« Château.

Le faîte de rescarpement qui vient d'être décrit est occupé à son extréraitésud, directement au-dessus de la ville, par le Château, ouvrage le plus important de là place,. Il se compose de trois enceintes concentriques, formées de deux fronts bastionnés chacune, et d'un cavalier en terre très-élevé à l'intérieur de la troisième eoceinte. Cela constitue cinq étages de feux regardant les Perches et Test de la ville» car le cavAlier comporte un étage de feux supérieur, à ciel Quvert, et un étage inférieur formé par une série de casemates à canons, qui ouvrent, du côté de la ville, dans la cour intérieure de ce cavalier.

Du côté de la ville cette cour est fermée par une caserne qui couronne l'escarpement. Cette caserne construite en une excellente et forte maçonnerie de grès, voûtée à l'épreuve de la bombe, et recouverte de terre, forme masque pour cacher la cour du cavalier aui^ vues des terrains à l'ouest et au nord de la place*

Le cavalier du Château, distant d'environ onze à douze cents mètres des .sommets des Perches, domine les Basses-Perches à peu près de dix mètres,

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