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et est dominé d^autant par les Hautes. Quant aux trois enceintes elles sont dominées largement par les deux Perches qui constituent des positions très-dangereuses pour elles.
■taMEÉM» ém Baioioiit.
En s' éloignant de Bëlfort, au delà des Perches, sur la rive gauche de la Savoureuse, on trouve en face des Perches la hauteur du Bosmont, qui les regarde comme elles*mémes regardent le Château, si ce n'est que son point le plus élevé atteint seulement la hauteur du sommet des Basses*Perches.
Cette succession de collines se retrouve du reste tout le long de, la vallée de la Savoureuse, au sud de Belfort.
La colline du Bosmont est couverte d'un bois qui porte le nom de bois du Bosmont ou bois de la Brosse,
C'est eùtre cette hauteur et celle des Perches que a'engage la ligne du chemin de fer de Mulhouse i qui^ formant un coude assez brusque vers Test, traverse la Savoureuse sur un remblai élevé que soutient une voûte, puis entre en tranchée au pied des Perches jusqu'au village de Chèvremont qui est une statioUi . Cette portion de la ligue est complètement cachée
aux vues de la place, jusque vers Chèvremont, par la nauteur des Perches.
A l'entrée du vallon qui sépare les Perches et le Bosmont, au sud du remblai du chemin de fer, se trouve le village de Danjoutin, situé presque entièrement sur la rive gauche de la Savoureuse*
Plus au sud encore, le long de la rivière, on trouve les villages d'Andelnans, puis de Sévenans.
OuTrai^eii an pied du Chftteaii.
Les extrémités des branches droites des enceintes du Château, viennent s'appuyer à l'escarpement qui s'abaisse en dépassant la ville au sud et forment ainsi une grande saillie en avant du front sud.
Au pied de cette saillie se trouvent des batteries en terre d'un grand relief, voyant les terrains à l'ouest de la ville, par-dessus le faubourg de Montbéliard*
En avant de ces batteries et du front sud, existe un ouvrage à cornes d'un moindre relief, destiné à battre la Savoureuse en aval et les terrains situés vers la bifurcation des voies ferrées. Mais cetouvrage a presque toutes ses Vues masquées par le faubourg du Fourneau, situé sur un chemin qui relie Belfort à Danjoutin^ Andelnans et Sévenans, par la rive gauche de la SavoureusCi
Entre cet ouvrage à cornes et le front sud de la ville sont situés les bâtiments de l'Arsenal d'artillerie.
lia liuBtice.
L'escarpement du Château se prolonge au nordest au delà de la ville, en «'abaissant d'abord un peu , puis s'élevant ensuite doucement. Mais le terrain à son pied s'élève plus vite, en sorte que la partie à pic se réduit vers l'extrémité nord-est à une quinzaine de mètres. Vers cette extrémité se trouve assis le fort de la Justice, qui fait une saillie assez considérable en avant de la ligne de l'escarpement, et bat biçn les pentes qui, de cet escarpement, descendent vers la campagne. Ce fort domine d'environ vingt-deux mètres le Château, dont il peut couvrir les abords de feux, ainsi que les Perches et tous les terrains à Test de la place.
La JijStice et le Château se prêtent un mutuel appui, qui rend l'attaque de la Justice a peu près inipossible sans faire en même temps celle du Château.
Au nord le terrain descend de la Justice en pentes de roc excessivement raides et inabordables .
Ce fort contient une caserne voûtée à l'épreuve de la bombe.
lia lliotte.
Parallèlement à ce premier escarpement qui sert d'assiette au Château et à la Justice, et un peu plus au nord, règne un autre escarpement à peu près parallèle, et tout entier situé au nord de la ville. Cbt escarpement, également en roc, n'est pas à pic comme le premier, du côté dé la Savoureuse ; mais il y descend par des pentes très-raides, à peu près impraticables.
A son extrémité nord se trouve le fort de laMiotte, qui domine d'environ dix mètres celui de la Justice et qui, de tous les côtés vers la campagne, possède d'immenses glacis extrêmement raides. Cet ouvrage peut être considéré comme inattaquable. Il renferme une caserne voûtée à l'épreuve de la bombe.
L'escarpement de la Miotte se prolonge au delà du fort jusqu'à environ deux kilomètres en une arête mince de terrain à pentes raides, couverte par le bois de la Miotte. La Justice bat les pentes sud de cette arête, la Miotte bat ses pentes nord.
lie eamp retranché permanent. ^ Ii^G§pérance.
La Miotte et la Justice sont reliées par une série d'ouvrages dont l'ensemble forme le front du vallon,
Entre la Miotte et la ville, on a taillé un fossé dans le roc de Tescarpement et disposé le long de ce fossé, du côté de la Miotte, un mur d'appui, pardessus lequel on peut battre, par la mousqueterie, les pentes qui sont au pied et qui ne sont vues de nulle part par la place. Cela constitue, vu leur raideur, une défense plus que suffisante.
Plus bas, vers la ville, ce mur est remplacé par des ouvrages enterre, pouvant porter du canon, et désignés sous le nom d'Ouvrages de la limite gauche du camp retranché .
Entre ces ouvrages et la ville se trouve l'ouvrage à cornes de TEspérance, situé en avant du front nord et créé par Vauban pour battre le sud du pied des pentes de la limite gauche du camp retranché et le vallon compris entre la ville, la Miotte et la Juslice, ces deux derniers forts -n'existant pas encorCé Sous ce rapport leur construction a rendu T Espérance à peu près inutile, en assurant la possession de ce vallon à la place ; mais cet ouvrage a encore des vues précieuses sur la vallée de la Savoureuse en amont.
Entre TEspérance et le front nord de la ville ^ se trouvent la manutention et une caserne destinée, en cas de siège, à servir d'hôpital. Ces divers bâtiments sont voûtés à l'épreuve de la bombe.
Entre la Justice et le Cbâteau la seule défense est l'escarpement à pic, en avant duquel se trouve un
simple chemin couvert. Les pentes qui montent de la campagne à cet escarpement étant très-bien bat* tues, il suffit à constituer un obstacle infranchissable.
Lajonctionde cettedéfense etdu Château s'effectue par une solide lunette, portant le nom de lunette 18, faite jadis dans le but de concourir avec TEspérance à battre le vallon situé entre les deux escarpements, et par celui du bastion 20, qui forme l'extrémité d'un des côtés de la ville, et contient une vieille tour en maçonnerie très-épaisse, nommée tour des Bourgeois, propre à servir de magasin ou d'abri.
Cet ensemble constitue donc au nord- est de la place un espace d'environ un kilomètre de long et cinq à six cents mètres de large, complètement fermé, dont la possession est assurée à la garnison. Cet espace porte le nom assez impropre aujourd'hui de camp retranché permanent, ou mieux de Vallon.
ftoutes du Vallon et de Pest de la placer
Les routes d'Altkirch et de Strasbourg sortent de la place par la porte de Brisach percée dans le front de la ville, qui regarde le Vallon.
La route d'Altkirch, obliquant de suite à l'est, vient passer dans les fossés de la lunette 18, qui enfile son prolongement, et se dirige à l'est, en traversant les villages de Pérouse et de Bessoncourt^ Les
terrains, que parcourt cette route, ne présentent pas de reliefs bien considérables et sont convenablement battus par le canon de la place, à l'exception des abords du village de Pérouse, situé à environ douze à quatorze cents mètres de la place, au fond d'une dépression de terrain en partie cachée par des pentes relativement raides, et comprise entre le bois de la Perche au sud, et un bois appelé bois des Fourches, ou sur Merveaux au nord.
La route de Strasbourg se dirige au nord-est au pied de Tescarpement de la Justice, traverse le front du Vallon par la porte du Vallon, longe le pied du bois de la Miotte et passe au village de Roppe, traversant ainsi des terrains également bien battus.
Au sud de Roppe, entre ce village et Besspncourt, se trouvent les villages de Denney et de Pfaffans.
Le long de la route de Strasbourg, à Tintérieur du Vallon, existent des constructions qui constituent le faubourg de Brisach.
Un chemin qui vient de la route de Remiremont et traverse la Savoureuse, au pied de TEspérance, sur un petit pont de bois, passe dans les fossés de TEspérance et va rejoindre les routes de Strasbourg et d'Alikirch en avant de la porte de Brisach. Le long de ce chemin, sur la rive droite de la Savoureuse, se trouve le faubourg du Magasin.
Un autre chemin longeant les glacis de la place, et qui constitue, au point de vue du classement
officiel, une partie commune aui routes nationales de Strasbourg et d'AllIiirch, relie le pont de la porte de France à ce premier chemin.
Par celte disposition lea roules de la rive droite passent sur la rive gauche sans traverser la ville, quoiqu'on puisse également communiquer des unes aux autres par les rues de Belfort.
HoHtagnea de l'Araol.
Au nord du Vallon, en face de l'escarpement de la Miotte, et se prolongeant assez loin à l'est, se trouve un massif considérable de montagnes boisées portant le nom de mont et forêt d'Arsot.
Les sommets de ce massif, qui dominent la Miotte de quarante à quarante-cinq mètres, en sont distants de deux mille cinq cents à trois mille mètres.
Le pied de l'Arsot k l'est vient jusqu'à la rive de la Savoureuse,
Au sud, entre ce pied et la Miotte, se trouve un assez grand étang, appelé étang de la Forge, sur la rive duquel, k l'ouest, se trouve le hameau de la Forge, assis.sur un petit plateau formant un léger relief entre l'étang et la Savoureuse.
Un chemin, suivant le pied de l'Arsot, mène du
hameau de la Forge aux villages d'Offemont, de Vétrigne et de Roppe.
Tous ces terrains, jusqu'au sommet de TArsot, sont bien battus par la Miotte .
Massif du Salbert et du Mont,
En regard de TArsot, sur la rive droite de la Savoureuse et un peu plus au sud, se trouve un autre massif de montagnes boisées, composé de quatre sommets.
Celui qui occupe le nord porte le nom de Salbert ou Grand-Salbert. C'est le point culminant de toute la contrée. Il domine la plaine d'environ deux cent quatre-vingts mètres, et de près de cent cinquante mètres les points les plus élevés d'alentour.
A son sud se trouvent le Petit-Salbert et le Coudrai, et, entre ces deux derniers et la place, le Mont.
Le Mont, qui n'est guère situé qu'à deux mille ou deux mille cinq cents mètres de la ville et la commande de plus de cent mètres, constitue pour la place un point des plus dangereux.
Au pied du Mont, du côté de la place, se trouve la ferme Georges, composée de bâtiments assez importants.
Entre le Salbert et l'Arsot la vallée de la Savou-
DE LA PLACE DE BELlPORT. 23
reuse est resserrée, et c'est par cet étranglement que passent, au village du Valdoie, la route de Remiremont et la ligne du chemin de fer de Paris, quise dirigeant à Touest contourne le Salbert.
A l'entrée de la gorge qui sépare le Salbert du Mont est construit le village de Cravanche, battu par la Miotte, la limite gauche du camp retranché et l'Espérance.
Hauteur de la Côte. — lia Douce.
En face, et au sud du Coudrai, se trouve un sommet appelé la Côte, un peu moins élevé que le Mont.
Le fond de la vallée, qui sépare la Côte du massif du Coudrai et du Mont, est occupé par la Douce, petite rivière qui, courant du nord-ouest au sud-est, se jette dans la Savoureuse, un peu au sud de Sé-
venans .
La route de Paris, venant de Chalonvillars, traverse, àEssert, cette petite vallée.
Plateau Tc des Barres et de Belles ne.
Sur la rive gauche de la Douce, entre cette rivière et la Savoureuse, le terrain est peu mouvementé. .11 forme au pied du Mont comme un plateau qui s'é-
tend jusque vers les faubourgs de Belfort, et domine la Savoureuse d'une vingtaine de mètres.
La pente douce qui descend de cette sorte de plateau vers la Savoureuse, donne passage, dans le prolongement du faubourg de France , à un petit vallonnement peu profond par lequel passe la route de Paris, et qui sépare le plateau en deux parties distinctes : l'une au nord, occupée en partie par le hameau des Barres, et que parcourt la route, l'autre au sud, appelée plateau de Bellevue.
Le chemin de fer traverse le bord du plateau des Barres en tranchée profonde.
Au sud du plateau de Bellevue, la pente générale s'éloigne de la Savoureuse vers Touest, et est découpée par deux ravins escarpés qui comprennent entre eux le plateau de Bellevue, et lui donnent l'aspect d'une sorte de promontoire regardant le village de Danjoutin.
Sur les flancs de ces ravins se trouvent des bâtiments appelés maison Juster, pour le plus proche de la place, maison Sibre pour l'autre.
RaTÎn de Bavillters.
Du plateau de Bellevue et en s'éioignant de la place perpendiculairement à la direction de la Douce, descend un ravin assez profond, caché aux
vues de la place, et à l'embouchure duquel, sur la Douce se trouve le village de Bavilliers. C'est par ce ravin que vient la route de Lyon, qui passe par le plateau même de Bellevue, et va rejoindre celle de Paris dans le vallon qui sépare Bellevue des Barres.
Cette route, avant d'arriver à Bavilliers, suit le pied d'un plateau occupant le bas de la Côte et le long duquel, un peu plus bas, passe également le chemin de fer de Besancon avant de traverser la Douce.
Sur ce parcours se trouve le village d'Argiésans.
Ces terrains sont eu partie boisés, jusque sur le flanc de la Côte.
lie Granfl-BoI§.
Le chemin de fer de Besançon, après avoir traversé la Douce, gagne la vallée de la Savoureuse, par un col bas qui sépare les deux vallées, pour remonter ensuite au nord vers Belfort. Ce col sépare aussi le prolongement du plateau de Bellevue, le long du ravin de Bavilliers, d'un sommet plus au sud, à peu près aussi élevé que Bellevue , boisé ainsi que le col et appelé le Grand-Bois.
Ce sommet, ainsi que les plateaux dont font partie
Bellevue et les Barres, forment la saillie qui sépare la Douce de la Savoureuse, et cache la Douce à la place qui ne peut pas la voir.
Point d'attaiiue de Belfori.
Il résulte de ces dispositions des ouvrages et de ces formes du terrain que la place est à Tabri de toute attaque entre la Justice et la Miotte, entre Ja Miotte et la ville, *
11 est également très-difficile, sinon impossible d'y entrer par les fronts qui regardent la Savoureuse, car il faudrait pour cela s'approcher en cheminant dans des terrains bas et extrêmement dominés, dfe plus la Savoureuse, battue de très-près, constituerait un obstacle sérieux et donnerait de Teau dans les tranchées pour peu qu'on les approfondît, principalement dans les saisons où des pluies abondantes ou bien le dégel sont à craindre, car elle devient alors assez grosse pour inonder la vallée, surtout en aval.
Par Test Tattaque peut se porter sur la Justice ou le Château.
Sur la Justice elle est encore des plus difficiles, car, d'après les pentes du terrain, les travaux d'approche ne peuvent pas s'étendre sur leur droite, et pour les étendre sur la gauche et envelopper un
peu le saillant^ il faut les montrer à revers aux feux redoutables du Château. De plus la prise de ce fort pourrait ne pas anéantir encore la défense, puisqu'il resterait Tenceinte de la ville.
La prise du Château au contraire entraîne celle de la ville du même coup, et est la plus pratique en se servant de la hauteur des Perches pour le battre, et en cheminant sur la droite des fronts pour se refuser autant que possible aux feux de la Justice. On faciliterait beaucoup cette opération en établissant des batteries sur le plateau de Bellevue, pour prendre en enfilade tous les fronts de droite du Château.
Cette attaque ne laisse pas que d'être encore une grosse affaire, vu l'armement considérable du Château et la nécessité de descendre en cheminant les pentes des Perches pour remonter le long des glacis du fort, glacis en roc pelé sur lesquels on ne pourrait faire de tranchées qu'avec des terres rapportées.
Néanmoins c'est nettement là le point d'attaque.
Le génie s'était dès longtemps rendu compte de l'avantage qu'il y aurait, pour retarder celte attaque, à disputer à l'assiégeant la possession des Perches en les occupant par deux ouvrages, ce qu'avait fait Lecourbe au moyen de deux petites redoutes en terre.
Le projet des forts à adopter était à l'étude.
Mais cette occupation pour porter tous ses fruits
nécessitait celle du plateau de Bellevue, d'où, sans cela, les ouvrages des Perches seraient pris à dos par le canon et verraient devenir très-périlleuses leurs communications avec la place.
L'ouvrage de Bellevue était difficile à rendre très-solide par suite de la vallée de la Douce et du ravin de Bavilliers, qui permettent de rapprocher de très-près sans être vu de nulle part. Il était également à Tétiide.
Fort des Barres.
Enfin, comme complément de cette organisation en projet, on avait décidé la construction d'un fort sur le plateau des Barres, battant de près les terrains à la droite de Bellevue, sur lesquels la place avait peu de vues.
Ce fort des Barres et celui de Bellevue étaient encore rendus nécessaires parce que, des plateaux qu'ils occupent, on voit à revers tout le Vallon, que Ton peut le rendre presque intenable et inquiéter sérieusement les communications de la ville à la Miotte et à la Justice.
Le fort des Barres était à peu de chose près terminé au moment de la guerre. Il est situé sur le plateau des Barres, en avant de la tranchée du chemin de fer, et se compose de deux fronts bastionnés
battant tous les plateaux qui s'étendent au pied du Mont, jusqu'à Essert et à la vallée de la Douce.
Deux longues branches, dirigées vers la place, le terminent au nord et au sud et voient la vallée de la Savoureuse en amont et en aval. Il est fermé, le long de la tranchée du cjiemin de fer, par un mur crénelé.
Ce fort possède un grand relief et d'immenses traverses enterre, destinées à cacher son intérieur aux vues dangereuses du Mont. Il est pourvu de casemates spacieuses servant de caserne, et de voûtes en décharge dans ses escarpes.
Front des faubourgs.
Un grand front en terre, séparé du fort des Barres par la tranchée du chemin de fer et élevé avec les déblais de cette tranchée, était également en construction sous le nom de front des Faubourgs.
Ces deux ouvrages déjà existants sont soumis, de la part des Perches, à des vues de revers qui, en supposant ces hauteurs inoccupées par nous, leur eulèvent presque toute valeur.
On communique de la place au fort des Barres par une poterne percée sous le front des Faubourgs et un pont jeté sur la tranchée du chemin de fer.
Caflerncfl et abris.
La garnison de Belfort était logée, en temps de paix, dans des casernes occupant le pourtour de la ville à lïntérieur de l'enceinte, ^t dans des bâtiments situés entre le front des Faubourgs et le faubourg des Ancêtres, destinés à la cavalerie et portant le nom de Quartier-Neuf.
Un hôpital militaire existait au faubourg de Montbéliard.
Aucun de ces bâtiments n'est à l'épreuve des projectiles et ne peut être habité en cas de bombardement. Il existe heureusement de bons et nombreux abris casemates, en plus des casernes voûtées des forts. Ils sont constitués par des tours et par des casemates dans Tenceinte , notamment sous les ouvrages qui rejoignent la porte de Brisach au Château.
Le Château surtout est bien pourvu d'abris et contient» dans la troisième enceinte, l'un des plus Vastes, creusé dans le roc et connu sous le nom de Grand Souterrain*
De bons magasins à poudl'e et des abris à munilions existent à peu près partout où ils sont nécessaire Si
Conduites d'eau.
Enfin la ville est approvisionnée d'eau par des conduites qui la puisent dans la Savoureuse, vers le village du Valdoie.
Elle contient, en plus, des puits nombreux, devenus à peu près sans usage depuis la création des conduites, mais intéressants, au point de vue du siège, en ce sens qu'ils fourniraient Teau, au cas où l'ennemi couperait les conduites^ de la Savoureuse.