INTRODUCTION. VII
surveillance du Conseil international de Gonstantinople au profit duquel la Perse consent des servitudes particulières.
Le lieu d'arraisonnement et de surveillance est mieux placé, défend mieux le golfe, se trouvant plus rapproché des régions contaminées ou suspectes, et plus éloigné des pays à protéger.
Le Conseil de Constantinople sera aussi amené dans un avenir prochain à étendre sa compétence au sultanat de Maskat.
La Conférence a eu également à se préoccuper du Maroc dont l'organisation sanitaire insuffisante doit être améliorée, et il a paru indispensable de stipuler dans la Convention la nécessité d'appliquer à ce pays les règlements édictés à Venise.
La délégation anglo-égyptienne a soulevé une question grave qui ne figurait pas sur le programme de la Conférence ; elle a remis en discussion la composition du Conseil sanitaire d'Egypte, elle voulait le réformer dans un sens contraire aux décisions de la première Conférence de Venise.
Ce que l'on proposait à la seconde Conférence de Venise, c'était de revenir en arrière et de contredire la première sur un des points les plus importants.
La Conférence de 1892 avait en effet diminué l'élément local du Conseil d'Alexandrie, c'est-à-dire l'élément anglo-égyptien.
Elle avait rendu l'action des puissances prépondérante ; le Conseil était ainsi devenu plus international. La délégation anglo-égyplienne voulait au contraire que la Conférence de 1897 réorganisât le Conseil au