VIII INTRODUCTION
bénéfice de Finfluence anglaise, augmentât le nombre des membres anglo-égyptiens, les pouvoirs du président anglais, restreignît les compétences du Conseil et le rendît ainsi moins international.
La délégation khédiviale demandait également le transfert au Caire du Conseil d'Alexandrie ; c'eût été sa suppression.
La seconde Conférence de Venise eût été alors comme la première Conférence de Venise à rebours.
La Conférence a repoussé ces tentatives à la presque unanimité en votant la question préalable.
a 11 est évident que si ces tentatives avaient réussi à Venise, les agents anglais auraient disposé d'une arme redoutable contre les autres administrations européennes qui subsistent encore en Egypte.
« Après un tel échec, il sera malai'sé de revenir à la charge sur le terrain diplomatique. Nous devons cependant rester attentifs et veiller. Il est à craindre que la question ne soit de nouveau posée. On cherchera à la résoudre plus ou moins régulièrement. )>
Cependant le gouvernement égyptien ne peut avoir le droit de défaire, par un simple décret, ce qui a été réglé par une Conférence où les puissances de l'Europe étaient toutes représentées et inscrit dans une Convention qu'elles ont toutes ratifiée.
Le Conseil d'Alexandrie au Caire ne serait plus alors une institution internationale, où, comme en ce moment, les diverses compétences sont représentées; ce ne serait qu'une commission locale à la dévotion du gouvernement anglo-égyptien.
Cette translation serait la main mise définitive-