INTRODUCTION. IX
ment par l'Angleterre sur une institution sanitaire internationale qui défend l'Egypte, le bassin de la Méditerranée et l'Kurope contre l'invasion de la peste et du choléra et qui à plusieurs reprises a empêché le choléra de franchir le Canal de Suez.
Cette translation serait d'ailleurs assez inopportune au moment où la peste vient d'éclater à Djeddah. 11 faut renforcer encore le Conseil et non l'affaiblir.
Je le répète, le transfert serait l'annihilation complète de l'indépendance du Conseil, sa destruction.
J'ajouterai que les compagnies de navigation ont leur siège et leurs agents principaux à Alexandrie, le grand port de l'Egypte. Il y a entre eux et le Conseil des rapports journaliers.
Alexandrie est la ville du commerce. A côté des agences de navigation Alexandrie est encore le siège de l'administration générale des douanes égyptiennes, des ports et des phares avec lesquels le Conseil a bien plus à faire qu'avec les ministères du Caire.
La mission delà France dans cette nouvelle réunion a été comme toujours la défense de l'Europe contre l'importation des épidémies. C'est là le rôle humanitaire et civilisateur dont elle a l'habitude.
Ces principes de protection sanitaire sérieuse, sans entraves inutiles, que MM. Barrère, Brouardel et moi, avions fait prévaloir dans les trois Conférences antérieures sur la prophylaxie du choléra, forment aujourd'hui la base du droit public sanitaire de l'Europe.
La dernière Conférence de Paris de 1894 avait déjà, en ce qui concerne le choléra, complété au point de