‹ La défense de l'Europe contre la pesteChapitre 6 sur 69 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

vue de la législation sanitaire européenne les deux conventions de Venise et de Dresde. Son importance était considérable. Il s'agissait de protéger l'Europe contre des périls sans cesse renaissants. Aussi, les résolutions de la Conférence de Paris avaient-elles été votées presque toujours à l'unanimité. Quelques puissances cependant avaient entouré trop longtemps le vote final de restrictions.

La délégation française avait donc inscrit sur le programme de la nouvelle Conférence de Venise la ratification de la Convention de Paris de 1894.

L'Empire ottoman, qu'il s'agit cependant d'abord de protéger, comprenait mal ses véritables intérêts et résistait encore aux justes demandes de l'Europe qui réclamait toujours la création d'une commission issue du Conseil supérieur de santé de Gonstantinople.

Il rejetait aussi la juridiction consulaire en matière d'amendes.

Il s'était ainsi obstinément refusé à sanctionner des mesures contraires à ses préjugés quarantenaires.

Il repoussait un système de surveillance qu'il considérait comme une nouvelle servitude étrangère.

La Grande-Bretagne craignant l'immixtion de l'Europe dans le régime sanitaire du golfe Persique, là oii elle est maîtresse absolue par l'importance de son commerce et là où elle réclame certains territoires, refusait également de ratifier la Convention de Paris.

Ces oppositions ont cédé à Venise : l'Angleterre et la Sublime Porte ont, sauf quelques modifications et quelques réserves, accepté l'instrument signé à Paris.

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