ÉPIDÉMIES NAVALES
sur les troupes indigènes réunies pour s'exercer sous la direction d'officiers anglais. La maladie, qui sévit à kélat, se propagea rapidement parmi les Afghans jusque dans le Kaboul et dans le Hérat.
Il y eut une grave menace pour la Perse, puis tout s'éteignit dans cette contrée où les habitants sont très raréfiés et ont peu de communications entre eux. Cette épidémie peut être considérée comme une de ces irradiations fréquentes que l'IIindoustan envoie du côté de l'Iran.
8° Épidémie de la Mecque en 1877. — Le choléra semble avoir été importé par des pèlerins venant des Indes orientales. Il y eut peu de mortalité : 2500 décès.
Le choléra disparut et ne se montra au retour ni parmi les pèlerins qui prirent la voie de la mer, ni sur ceux qui, par caravane, rentrèrent en Egypte, en Syrie, en Mésopotamie, et ailleurs.
9° Épidémie navale de la Corrèze. — Pendant l'été de 1877, le choléra régnait à Saigon dans la Cochinchine française. Le navire transport de l'Etat la Corrèze, séjournait dans le port du 1er au 20 juillet, quand, la veille de son départ pour la France, il embarqua deux cents hommes malades ou convalescents, et provenant de l'hôpital militaire où il y avait des cas de choléra parmi les Européens.
L'effectif, équipage et passagers, se montait à huit cents hommes.
Dès le lendemain du départ succombait à une attaque de choléra, en six heures, un lieutenant sorti depuis peu de jours de l'hôpital; ce décès fut suivi de beaucoup d'autres.
Il y eut une véritable épidémie sur le navire.
La Corrèze eut 61 cas de choléra, dont 32 mortels.
Le conseil d'Alexandrie l'envoya à Djebel-Tor où le navire fit quarantaine et fut désinfecté.
11 transita le canal en quarantaine, et à Toulon il fut soumis à une nouvelle observation, visité, désinfecté, déchargé avec précaution, sans qu'il survînt depuis aucun incident.