‹ La défense de l'Europe contre le choléraChapitre 4 sur 89 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

le protocole austro-anglais n'est même pas visé.

Quel que soit d'ailleurs le résultat immédiat de cette Conférence, le principe est maintenant posé et les conséquences s'en feront certainement sentir.

La Conférence, en effet, a admis à l'unanimité la nécessité de l'organisation d'une surveillance sanitaire à Suez, et la création aux Sources de Moïse d'un hôpital et d'un établissement de désinfection.

Elle a réglé la question du passage en quarantaine du canal de Suez. Elle a refusé ce passage aux navires contaminés; elle ne l'a autorisé que pour les navires suspects et en l'entourant de garanties sérieuses médecin à bord, étuve), garanties qui ont été préconisées par le Comité de direction des services de l'hygiène et par le Comité consultatif. Les autres navires suspects devront, avant de transiter, subir une désinfection. Elle a créé un corps de gardes sanitaires pour assurer l'isolement pendant le transit.

Elle a réorganisé le Conseil d'Alexandrie, en a diminué l'élément local et en a fait une institution d'un caractère plus international.

Les résolutions prises par la Conférence ont donné lieu à une convention qui a été signée par la presque unanimité des puissances. De nouvelles négociations vont probablement avoir lieu pour que cette unanimité devienne complète.

L'œuvre accomplie est donc importante.

Jamais l'entente n'avait été si près de se réaliser entre l'Angleterre et la France et nos principes généraux de police sanitaire, sauf quelques réserves de détail, ont été acceptés par toutes les puissances.

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