HARAS
Puis ils organisèrent leur groupement, véritable corporation, qui, dans la suite, poursuivra et réalisera ouvertement le but que n’avaient pas eu le temps d’atteindre les « courtiers admis à suivre la Bourse », à savoir la réalisation entre leurs mains d’un monopole à leur bénéfice exclusif.
La chance les sert : la loi sur les opérations à terme était venue favoriser leur activité et, presque à la même date, la loi sur les syndicats renforce, et surtout légitime, les liens de leur groupement.
Ces créateurs du marché à terme ont joué leur avenir : ils ont gagné. Ce n’est qu’à la veille de la guerre et en obéissant beaucoup plus à des préoccupations fiscales qu’à un souci plus général de défense des intérêts publics, que le législateur modérera quelque peu cette réussite éclatante de la corporation.