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technique, mais aussi dans celui des obligations professionnelles, alors que dès l’origine un statut commun aurait pu être reçu par les commissionnaires des différents marchés.
Le 14 juin 1873, les commissionnaires du blé se réunirent. Ils décidèrent entre eux la création d’une com- “mission de règlement, chargée d’établir la constitution de cette nouvelle république du commerce. République smgulière qui, comme celle de Platon, n’agréaït que qui lui plaisait, les conditions posées à l'adhésion d’un nouveau membre restant très générales dans leur lettre, mais la condition, sous-entendue, de lagrément général, faisant en réalité de cette nouvelle association, d’ailleurs parfaitement illégale, un cercle très fermé.
Le nouveau règlement fut adopté le 7 juillet 1873 et déjà l’on y trouve assez sommairement exprimées toutes les données fondamentales sur lesquelles la profession va fonctionner pendant près d’un demi-siècle.
Le principe est celui d’une délégation de pouvoir de lassemblée générale à sa commission de règlement, recrutée dans son sein. Les pouvoirs de cette commission sont à la fois d'ordre législatif et d’ordre judiciaire, puisqu’il lui revient d'établir le règlement, mais aussi de trancher sans appel les différends surgis entre membres du marché à l’occasion de leur fonction. Ce compromis permanent d’arbitrage dit assez dans quel esprit de défiance ‘à l’égard des règles légales le marché s’organisait. Le pouvoir exécutif appartient à un bureau composé d’un président, d’un secrétaire et d’un trésorier également élus ; enfin tous les détails d'administration technique sont abandonnés à un directeur appointé. Si dans le règlement, rédigé par des praticiens, l’organisa-
RAA tion administrative est assez floue, par contre, les règles du jeu : définition et spécification de la marchandise traitée, organisation de la vente, des expertises, des filières, sont prévues avec une minutie intelligente et informée qui montre de quel ressort était la compétence des fondateurs du marché.
C’est dans un local privé que fonctionna pendant plus de dix ans cette organisation. Ce qui ne l’empêcha pas d’étendre le domaine de ses opérations et de s’adjoindre le marché des seigles en 1875 et celui des avoines en
Mais il faut rendre à la commission du blé cette justice qu’elle sût assurer entre ses membres une discipline suffisante pour que son activité officieuse n’appelât que des éloges. Aussi lorsqu’en 1884 le législateur, revenant sur Ja défiance séculaire de la République à l’égard des associations professionnelles, autorisa la création de syndicats, l’assemblée adopta-t-elle d’enthousiasme cette consécration légale et s’empressa-t-elle de revêtir une forme qui, si elle ne correspondait nullement au groupement professionnel que le Parlement entendait défendre en promulguant sa loi, avait du moins le mérite évident de donner un habillement juridique décent à une organisation commerciale parfaitement honorable : ce fut l’objet des décisions de l'assemblée générale des 14-19 juin 1889.
C’est à la même époque que l’ancienne halle aux blés fut mise à la disposition des différents marchés réglementés et que ceux-ci se fédérèrent entre eux. Les liens de cette fédération étaient d’ailleurs fort ténus, n’excédant guère le faisceau d’obligations communes qu’engendrait la cohabitation des différents syndicats. Ajoutons,
jeu, supprimait S ne avaient