‹ La défense de l'organismeChapitre 2 sur 13 · Revue Scientifique, 4 uov. 1S93, p · texte numérisé non relu

Revue Scientifique, 4 uov. 1S93, p

DE L'ORGANISME. 2o

Deux hommes dont la température est identique se placent : l'un dans un bain à 37*', l'autre dans un bain à 20"; au bout d'une demi-heure, leur température est restée la même ; c'est la meilleure preuve qu'il va chez l'un et chez l'autre une production de chaleur différente.

M. Fredericq a montré que, s'il était dépouillé de so3 vêtements, il consommait plus d'oxygène que s'il était habillé. J'ai constaté que si, dans un bain à 38", chez l'homme', la production d'acide carbonique est, par kilo et par heure, de 0^'",OGi, elle passe à 0"', 084 quand la température du bain s'abaisse seulement de 3".

D'ailleurs, il est inutile de multiplier les exemples, tellement le phénomène est simple et accepté par tous les physiologistes.

J'insisterai seulement sur un point, c'est la différence essentielle, fondamentale, que présentent à ce point de vue les animaux à sang chaud et les animaux à sang froid. Quand la température extérieure s'abaisse, chez un animal à sang froid qu'on refroidit graduellement, on voit diminuer la consommation d'oxygène au fur et à mesure qu'on le refroidit. L'organisme tout entier se comporte comme une véritable réaction chimique, d'autant plus intense que la température est plus haute ; mais l'animal à sang chaud, qui doit conserver sa température première, fait effort contre le milieu ambiant, "et il augmente la production de chaleur à mesure que les causes de refroidissement augmentent.

Si donc on représentait ces phénomènes par des courbes, enverrait que ces courbes sont précisément inverses l'une de l'autre, le maximum de consommation d'oxygène étant à 0" pour les animaux à sang chaud, et à + 13" pour les animaux à sang froid.

Si nous connaissons bien le phénomène lui-même quant à ses effets, nous sommes moins bien instruits quant à sa

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