‹ La défense de la langue francaiseChapitre 13 sur 98 · Ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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lescence dont ils nous semblent encore invoquer le souvenir attendri, et qui ont procuré tant d'heures exquises à qui peuvent les lire et les méditer dans le texte, à leurs instants de loisir. Pareil plaisir, reconnaissons-le, ne peut être que l'apanage dune minorité. Il ne faut pas espérer, à de rares exceptions près, que les lycéens pourront se régaler jamais, au cours des « heures vides » (dont parle Taine) de l'âge adulte et de la vieillesse, à la lecture de l' Odyssée ou du Panégyrique d'Athènes, voire même des Odes d'Horace ou du De seneclute ; il s'agit seulement de savoir si l'étude des classiques anciens aura formé leur jugement et leur goût, et facilité la sûre connaissance du français, mieux que toute autre discipline.

La question a été traitée avec maîtrise, et, je crois pouvoir le dire, en toute impartialité, par M, Alfred Croiset dans un excellent article K M. Croiset, qu'en sa qualité de doyen de la Sorbonne on range souvent parmi les « modernes », bien qu'il soit peut-être, à l'heure actuelle, la personnalité la plus représentative de la culture hellénique en France — M. Croiset est en somme très près du point de vue de M. Colson, qui, dans le même organe, quelques mois auparavant2, avait touché à la question, avec moins d'ampleur et de

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