‹ La défense de la langue francaiseChapitre 19 sur 98 · La réforme intellectuelle et morale, p · texte numérisé non relu

La réforme intellectuelle et morale, p

médiocre de M. Cousin, de M. Guizot, de M. Villemain, de M. Michelet1 ? »

C'est encore en étudiant philologiquement sa langue qu'on parviendra le mieux à la connaître, ce qui est le plus sûr moyen de la manier sans contresens et sans erreur. Les philologues possèdent une belle maîtrise de la langue, et je souhaiterais à beaucoup d'hommes de lettres, qui se croient d'excellents stylistes, d'avoir la plume de Gaston Paris ou de Victor Henry, de M. Antoine Thomas ou de M. Ferdinand Brunot 2. Il n'y a pas de crise du français dans les sphères supérieures, pas plus du côté de l'histoire que de la philologie : hier Albert Sorel, aujourd'hui M. Camille Jullian — pour ne citer que ces deux noms — ont conservé à la forme la belle tradition littéraire des Michelet et des Augustin Thierry, avec, en plus, une méthode critique, une ancre de fonds que leurs devanciers ne possédaient pas. Et même il me semble que les anciens élèves de la Sorbonne montrent souvent avec talent, jusque

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