L'enseignement du français (librairie Armand Colin
mérer tout ce qui a été publié à ce sujet. Retenons seulement les manifestations les plus caractéristiques : des conférences faites à l'Ecole des Hautes Études sociales en 1909-1910 *, un discours de M. Alfred Groiset prononcé à la rentrée de la Faculté des lettres en 1910, un article de M. Faguet2, et, parmi les journaux, la campagne déjà citée de Y Opinion et une enquête du G il Blas à la fin de 1910 3.
La crise du français est également sensible dans les lycées et collèges de Paris et de province. Il y a quinze ou vingt ans encore, ceux d'entre nous qui ont fait leurs études dans les départements se souviennent fort bien que leurs professeurs donnaient comme exemple le style des jeunes Parisiens :
— Vous écrivez mal, — nous disait-on, — lourdement, gauchement. A Paris, les élèves ont le style naturel.
Nous étions très honteux de cette infériorité, et nous nous efforcions, avec beaucoup de travail, à
1. Réunies en un volume, avec quelques autres documents (comme le discours de M. Croiset), sous le titre La crise du français.