Article précité, p
bien que les conceptions intellectuelles et morales.
Remarquons que la crise du français a été dénoncée dès 1906, c'est-à-dire en pleine période transitoire, à un moment où les programmes de 1902 ne pouvaient encore avoir produit aucun résultat sur le style des élèves. Et si le mot n'avait pas été prononcé plus tôt, il y avait longtemps que les professeurs se lamentaient sur la décadence de la composition française. C'est un état de choses qui ne s'est pas manifesté brusquement, sous l'influence de causes externes, mais progressivement, par évolution naturelle : et cette fois « évolution » n'est pas synonyme de « progrès »
Que la réforme de 1902, toutefois, au lieu de contribuer à enrayer la crise du français, ait eu plutôt pour résultat de l'aggraver, c'est là un point de vue plus acceptable : et il semble bien, d'après le témoignage des professeurs de lycée, que les programmes peuvent revendiquer une part de responsabilité.
Une première cause, assure-t-on, serait la moindre importance accordée aux langues anciennes, — on sait pourquoi. Il est très remarquable que la crise du français atteint son maximum d'intensité chez les élèves de la section D, qui ne font ni latin ni grec { . L'émiettement des programmes