L'enseignement de la philologie romane dans les Univer
des établissements d'enseignement supérieur d'où sortent des licenciés et des « diplômés d'études » qui ignorent les éléments de l'histoire de leur langue. » M. Anglade fait remarquer que cet enseignement est beaucoup mieux organisé en Allemagne qu'en France, et il insiste pour qu'il soit institué dans toutes nos Universités. Des préoccupations analogues se sont déjà fait jour au Parlement, et M. Maurice Faure, dans son rapport au Sénat sur le budget de l'Instruction publique de 1907, exprimait à ce sujet les mêmes regrets et les mêmes desiderata : très justement, il faisait remarquer que « les quelques chaires où sont étudiées les langues romanes sont plutôt des chaires de littérature que de linguistique ou de phonétique1 ».
Une telle réforme nécessiterait-elle des crédits élevés ? Les sacrifices pécuniaires, répond M. Anglade, « consisteraient dans la création de quelques cours complémentaires et dans la transformation en chaires (deux ou trois au maximum) des enseignements existants ». Encore cette dernière transformation pourrait-elle être ajournée. Il s'agit bien plus, en somme, d'une adaptation que d'une augmentation des enseignements actuels. Il a été créé, un peu au hasard et suivant les circonstances,
silés françaises (extrait de la Bévue Internationale de l'Enseignement), p. 9.