‹ La défense de la langue francaiseChapitre 35 sur 98 · F. Brunot, op. cit., p · texte numérisé non relu

F. Brunot, op. cit., p

2. Cf. Méthode Brunot-Bony, 3* année, livre du maître, p. 23 ; Grammaire Crouzet-Berthet-Galliot, p. 19 ; Grammaire Maquet et Flot, p. 20

LA RÉFORME DE t! ENSEIGNEMENT GRAMMATICAL 101

désormais la prétention exorbitante de vouloir toujours « remplacer le nom ». Dorénavant syntaxe et morphologie se pénètrent réciproquement, et on a compris l'illogisme pédagogique qui consistait à étudier séparément, à dix ou quinze leçons d'intervalle, les fonctions et les formes des mêmes mots. Là même où elles paraissent séparées, pour ne pas heurter évidemment les traditions, toute une partie de la syntaxe est annexée à la morphologie, et l'expérience des meilleurs maîtres leur a montré l'utilité d'étudier conjointement, pour chaque série de mots, les formes des termes, leurs sens, leurs emplois et leur place dans la phrase1.

La méthode inductive est de plus en plus en faveur. Partout on multiplie les textes, pour préparer et expliquer les règles. De leur côté les notions historiques sont reconnues nécessaires pour fournir aux élèves les explications légitimes qui ne peuvent plus être demandées à la logique : un bon éducateur s'efforce toujours de donner la raison des faits ou des règles qu'il expose, et de saisir ainsi les occasions de mettre en jeu la réflexion de l'écolier2. Enfin l'étude du vocabulaire acquiert une place importante à côté de l'analyse des flexions.

Toutefois, à lire certaines grammaires des plus

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