X INTRODUCTION
françaises veulent achever de le saper par la base, en le sacrifiant à un vague idéal humanitaire. Serons-nous dupes encore de ce nouveau mirage?
Quoi ! notre langue admirable qui a produit un des plus riches trésors littéraires de l'humanité, qui a exprimé avec une éloquence jamais égalée les plus nobles et les plus diverses aspirations de l'homme, les cris de la passion, les idées de liberté et de justice, les revendications sociales, les grandes voix de la raison et du devoir, cette langue dont tant d'écrivains de toutes races ont exalté les qualités maîtresses, depuis l'Italien Brunetto Latini jusqu'au sociologue russe Jacques Novicow, sans oublier l'hommage que lui rendait jadis l'Académie de Berlin (1), cette langue que Rivarol a définie par la probité attachée à son génie, dont M. Paul Deschanel a dit avec atticisme le sourire et la grâce (2), dont M. Jean Richepin a
(1) Qui mit au concours en 1783 les causes de l'universalité de la langue française. Les deux lauréats furent Rivarol et l'Allemand Schwab.
(2) « Elle est, par excellence, la langue delà conversai ion, elle a le sourire, la grâce. II y a des races tristes, môme sous le soleil ; la nôtre est gaie. Le ciel de la France est sur nos lèvres. « L'esprit français, c'est la raison en <tincelles. » (Discours prononcé à la Sorbonne, le 1er juin 1909, pour le 25° anniversaire de Y Alliance française. La derrière