‹ La défense de la langue francaiseChapitre 8 sur 98 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

magnifié en périodes inoubliables le verbe savoureux et pittoresque (1), — la langue française serait menacée désormais, non par un rival etadversaire digne d'elle, l'attaquant dans un loyal corps à corps, mais par un ennemi sournois qui la couvre de fleurs pour mieux l'endormir et l'étouffer, — elle serait supplantée dans les relations mondiales par le jargon de l'espéranto !

Gela ne se peut pas. Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le français a encore dans le monde un magnifique avenir devant lui : le problème de la langue internationale, dont on a si souvent dénaturé les termes, ne saurait se résoudre et ne se résoudra pas sans son concours. Qu'on nous permette de conclure par cette belle page de M. Paul Deschanel, d'une éloquence si pénétrante et si vraie (2) :

« 11 est bien improbable que jamais une langue artificielle devienne la langue générale commune, ou même la plus répandue des

phrase est tirée de l'ouvrage d'Emile Deschanel, De la conversation).

(1) Discours de réception à l'Académie française. 11 faut citer aussi le très beau discours de M. Etienne Lamy, prononcé à Québec le 25 juin 1912, au premier Congrès de la langue française au Canada (Cf. ci-dessous, p. 225 et note 1.)

(2) Discours précité.

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