‹ La défense de la langue francaiseChapitre 78 sur 98 · Général Sébert, op. cit., p · texte numérisé non relu

Général Sébert, op. cit., p

et les Anglais n'entendent pas accepter bénévolement le coup droit que la L. I. artificielle porterait à leur propre langue — la langue qui a la plus forte expansion mondiale. Et il ne s'agit pas seulement des impérialistes, comme le croit II. le général Sébert, qui ajoute l :

« L'influence de ce parti sur l'opinion publique a été telle, à un certain moment, qu'elle a suffi pour rendre momentanément hésitants un certain nombre de savants éminents qui s'étaient inscrits, il y a plusieurs années, sur les listes des adeptes de la langue espéranto, et qui ont ensuite manifesté la velléité de s'en retirer. »

M. le général Sébert se flatte que les congrès de Cambridge (1907) et de Dresde (1908) ont dissipé ces « préventions ». C'est là un optimisme qui ne semble guère justifié. Dès que la menace sera sensible et que l'opinion publique, dans les différents pays, sera avertie, l'instinct de défense sociale se réveillera pour sauvegarder la langue, qui est le plus cher et le plus précieux symbole delà nationalité, ainsi que l'un des plus puissants moyens d'expansion. Il est fatal que le scepticisme fasse place alors à l'hostilité. On s'étonnera peutêtre, à ce moment, de la complaisance avec laquelle les autorités françaises ont favorisé la dif-

l. Op. cit., p. 8.

fusion de l'espéranto — bien que des instructions ministérielles aient parfois rappelé en excellents termes à diverses administrations « qu'elles ne doivent pas prêter leur appui aux progrès d'une langue à tendances internationales1 ».

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